‹ Opuscules poétiques du général L. N.M.CarnotChapitre 13 sur 116 · LA PROVIDENCE · texte numérisé non relu

LA PROVIDENCE

SONNET

Jj'fïOMME probe aimo à voir en tout la Providence : Il a besoin d'y croire 5 elle allège ses maux : 11 y trouve la paix , le prix de ses travaux ; Ses consolations, la vertu, l'espérance.

Tout s'explique à ses yeux par cette intelligence : Tout n'a-t-il pas un but.'' Qui fît les cieux si beaux? Qui régla les saisons? Qui nourrit les oiseaux? Qui plaça le remords dans notre conscience ?

C'est une vérité toute de sentiment :

On l'affaiblit toujours par le raisonnement :

L'esprit le plus borné comprend l'Etre suprême.

Mais malheur au pervers , qui dépeint l'Eternel Comme un tyran farouchç ; et du Dieu qu'il blasphème, Fait un maître perfide, implacable et cruel!

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