LE LION ET LE RENARD
FABLE
oiRE ! vint dire un jour le renard au lion ^
Tandis que la gent animale Est devant vos vertus en admiration , . L'âne tout seul donne raffreux scandale De dénigrer votre conduite en tout :
Vous ne faites rien à son goût;
Vous n'avez , à l'entendre braire ,
Aucune magnanimité ;
Votre puissance est arbitraire , Vous ne montrez nulle aâfabilité. J'ai désiré par cet avis sincère , Prouver mon zèle à votre majesté :
Souffrirez-vous qu'un baudet vous insulte? Il pourrait bien exciter du tumulte, Et chacun dit que vous êtes trop bon.
Un grand exemple est nécessaire , Sire , Vengez l'Etat sur maître Aliboron.
Après quelque réflexion,
Le lion se mit à sourire.
Et dit : Renard ! qu'importe à moi lion Ce qu'un àne peut dire ?
A TRIOLET
On ne saurait jamais en trop avoir -, D'argent, de vin et de bonnes fortunes. C'est mon avis , puisse-t-il en pleuvoir ! On ne saurait jamais en trop avoir.
Ça , qu'on m'amène ici dans ce manoir Ample trésor, bon vin, blondes et brunes. On ne saurait jamais en trop avoir ^ D'argent, de vin et de bonnes fortunes.
TRiOLÈT.
J'aimais Phylis , l'ingrate m'a quitté : Hier encor je 1^ croyais fidèle.
O désespoir ! ô perfide beauté 1 J'aimais Phylis , l'ingrate m'a quitté.
Trois fois amis , buvons à sa santé , En attendant que je meure pour elle.
J'aimais Phylis, l'ingrate m'a quitté :
Hier encoi* je la croyais fidèle.
LmQUIETUDE,