‹ Opuscules poétiques du général L. N.M.CarnotChapitre 53 sur 116 · LE LION ET LE RENARD · texte numérisé non relu

LE LION ET LE RENARD

FABLE

oiRE ! vint dire un jour le renard au lion ^

Tandis que la gent animale Est devant vos vertus en admiration , . L'âne tout seul donne raffreux scandale De dénigrer votre conduite en tout :

Vous ne faites rien à son goût;

Vous n'avez , à l'entendre braire ,

Aucune magnanimité ;

Votre puissance est arbitraire , Vous ne montrez nulle aâfabilité. J'ai désiré par cet avis sincère , Prouver mon zèle à votre majesté :

Souffrirez-vous qu'un baudet vous insulte? Il pourrait bien exciter du tumulte, Et chacun dit que vous êtes trop bon.

Un grand exemple est nécessaire , Sire , Vengez l'Etat sur maître Aliboron.

Après quelque réflexion,

Le lion se mit à sourire.

Et dit : Renard ! qu'importe à moi lion Ce qu'un àne peut dire ?

A TRIOLET

On ne saurait jamais en trop avoir -, D'argent, de vin et de bonnes fortunes. C'est mon avis , puisse-t-il en pleuvoir ! On ne saurait jamais en trop avoir.

Ça , qu'on m'amène ici dans ce manoir Ample trésor, bon vin, blondes et brunes. On ne saurait jamais en trop avoir ^ D'argent, de vin et de bonnes fortunes.

TRiOLÈT.

J'aimais Phylis , l'ingrate m'a quitté : Hier encor je 1^ croyais fidèle.

O désespoir ! ô perfide beauté 1 J'aimais Phylis , l'ingrate m'a quitté.

Trois fois amis , buvons à sa santé , En attendant que je meure pour elle.

J'aimais Phylis, l'ingrate m'a quitté :

Hier encoi* je la croyais fidèle.

LmQUIETUDE,

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