A SYLVIE
Il existe une sympathie, Que chérit le cœur sans détour ; Et qui, vrai charme de la yie , N'est ni l'amitié , ni l'amour :
C'est l'un et l'aulre tour à tour.
Sylvie ,
O toi si jolie !
Tout cœur éprouve en te voyant,
Ce doux sentiment.
C'est l'amour pur et sans faiblesse.
L'amitié sans austérité ; Il guérit et jamais ne blesse, Il conseille sans gravité -, Il veut surtout fidélité.
Sylvie ,
O toi si jolie !
Tout cœur éprouve en te voyant,
Ce doux sentiment.
( •'*7tJ ; RETOUR A MA CHAUMIÈRE.
Vieille chaumière, à ton aspect Mes yeux se remplissent de larmes :
Non , tu ne m'offres rien d'abject ] Je te retrouve tous tes charmes :
Vers tes foyers je vois encor L'amitié, les vertus antiques, .
L'innocence de l'âge d'or , Habiter sous ces toits rustiques.
Fuyez , tumultueux désirs ; Calme mes sens, tendre verdure^ Je ne veux plus d'autres plaisirs , Que ceux de la simple nature.
Venez , venez , jeunes bergers -, Entourez-moi , jeunes bergères -, Suivons dans ces rians vergers Les mœurs agrestes de nos pères.
La paix reviendra dans mon oceur, Avec vos chansons pastorales ; Je retrouverai le bonheur Autour de vos tables frugales.
O simplicité , plaisir pur ^ Douce image de l'innocence !
Vous me rendez, à l'âge mûr, Les jours fortunés de l'enfance.