‹ Opuscules poétiques du général L. N.M.CarnotChapitre 72 sur 116 · A SYLVIE · texte numérisé non relu

A SYLVIE

Il existe une sympathie, Que chérit le cœur sans détour ; Et qui, vrai charme de la yie , N'est ni l'amitié , ni l'amour :

C'est l'un et l'aulre tour à tour.

Sylvie ,

O toi si jolie !

Tout cœur éprouve en te voyant,

Ce doux sentiment.

C'est l'amour pur et sans faiblesse.

L'amitié sans austérité ; Il guérit et jamais ne blesse, Il conseille sans gravité -, Il veut surtout fidélité.

Sylvie ,

O toi si jolie !

Tout cœur éprouve en te voyant,

Ce doux sentiment.

( •'*7tJ ; RETOUR A MA CHAUMIÈRE.

Vieille chaumière, à ton aspect Mes yeux se remplissent de larmes :

Non , tu ne m'offres rien d'abject ] Je te retrouve tous tes charmes :

Vers tes foyers je vois encor L'amitié, les vertus antiques, .

L'innocence de l'âge d'or , Habiter sous ces toits rustiques.

Fuyez , tumultueux désirs ; Calme mes sens, tendre verdure^ Je ne veux plus d'autres plaisirs , Que ceux de la simple nature.

Venez , venez , jeunes bergers -, Entourez-moi , jeunes bergères -, Suivons dans ces rians vergers Les mœurs agrestes de nos pères.

La paix reviendra dans mon oceur, Avec vos chansons pastorales ; Je retrouverai le bonheur Autour de vos tables frugales.

O simplicité , plaisir pur ^ Douce image de l'innocence !

Vous me rendez, à l'âge mûr, Les jours fortunés de l'enfance.

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