ROMANCE
ATTRIBUÉE A UNE REtlGIÉUS^.
Quelle solitude profonde!
Parens , amis , j'ai tout quitté :
Entre toi , Fatime , et le monde , Un mot a mis l'éternité.
(^74) Il n'est plus pour loi de Falime, Vertueux et tendre Alnianzor -, Mes vœux , ces murs me font un crime Pu trouble qui m'agite encor.
Divins autels , voûte sacrée , Vous qui reçûtes mes sermens , Au moins , de mon a me égarée Laissez-moi peindre les tourmens.
Le doux abandon de soi-même , Le tendre épanchement des coeurs , Offense ici l'Etre-Suprême , Tandis quil les commande ailleurs.
Le souffle de ma trisie vie S'éteindra sans s'être transmis :
Ici l'existence est suivie Du néant où Dieu nous a pris.
O vous ! qui de l'amour fidèle Chaque jour goûtez les douceurs , Prenez , du moins , pitié de celle Qui n'en connut que les rigueurs.