‹ Opuscules poétiques du général L. N.M.CarnotChapitre 71 sur 116 · ROMANCE · texte numérisé non relu

ROMANCE

ATTRIBUÉE A UNE REtlGIÉUS^.

Quelle solitude profonde!

Parens , amis , j'ai tout quitté :

Entre toi , Fatime , et le monde , Un mot a mis l'éternité.

(^74) Il n'est plus pour loi de Falime, Vertueux et tendre Alnianzor -, Mes vœux , ces murs me font un crime Pu trouble qui m'agite encor.

Divins autels , voûte sacrée , Vous qui reçûtes mes sermens , Au moins , de mon a me égarée Laissez-moi peindre les tourmens.

Le doux abandon de soi-même , Le tendre épanchement des coeurs , Offense ici l'Etre-Suprême , Tandis quil les commande ailleurs.

Le souffle de ma trisie vie S'éteindra sans s'être transmis :

Ici l'existence est suivie Du néant où Dieu nous a pris.

O vous ! qui de l'amour fidèle Chaque jour goûtez les douceurs , Prenez , du moins , pitié de celle Qui n'en connut que les rigueurs.

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