A AGLAURE
vVoYEZ cette brillante rose, Lorsque l'abeille en son labeur, A ravi le baume enchanteur, Qui dans sa corole repose :
A-t-elie perdu quelque chose, De son éclat , de sa fraîcheur ?
Il en est ainsi, jeune Aglaure, Du baiser que je vous ai pris :
Il n'a rien effacé des lys Dont l'innocence vous décore^ Et l'incarnat qu'il fit éclore Est venu rehausser leur prix.