I. tVirtus quae tempérât et refraenat animum ne iro
iioderate tendat in excelsa. « i^om- *héol. seconde, seconde ^uest. i6i. art. i.;
Orgueil 49
<■ Une vertu par laquelle l'homme se réprime, pour ne point se laisser emporter vers les choses qui sont au-dessus de lui *. » D'où il est évident que l'humilité n'est point une négation opiniâtre et aveugle du bien qui est en nous, une sorte d'entêtement qui recherche la bassesse, une pente prise vers l'abrutissement, comme le pensent si ridiculement ceux qui manquent des premières notions de la vie spirituelle. L'humilité met l'homme à sa place, et lui fait faire une juste attribution et un équitable arrangement des biens qu'il remarque, soit en lui-même, soit dans les autres ; crf tel est le caractère de la véritable dévotion.
Elle est humble , c'est-à-dire qu'en s'enga-
geant au service de Dieu elle consent à mar-
her par les voies ordinaires. Elle ne désire
point les faveurs exceptionnelles, les dons émi-
nents, les caresses mystérieuses que l'époui