I. Imitation-. Liv. III, ù.ap
Orgueil 5i
tibi minîis habere quant multum iinde passes super bire l. »
La vraie dévotion est humble : cependant elle ne repousse pas la grâce, quand la grâce vient la visiter. Dieu est si bon qu'il aime à prodiguer le bien qui est en lui. L'âme dévote le reçoit avec une joie soumise, mais sans s'y arrêter immodérément, surtout sans oublier celui qui l'envoie. « Quelle chose as-tu, se ditelle avec l'apôtre, que tu n'aies reçue ? Pourquoi t'en glorifier comme si tu la tenais de toi -même 1 ?» La moindre faveur, la moindre consolation, le moindre bon mouvement, est pour elle le su] et d'une fervente action de grâces, par laquelle elle retourne à son auteur le bien qui lui est fait. « Je vous bénis, dit-elle, ô mon Père céleste, je vous bénis. Père de mon Seigneur Jésus-Christ, qui avez daigné vous souvenir de ce pauvre « moi, » si petit et si mé-