RIVIERE DES PLANTES
Cette rivière est assez importante ; elle descend, par un courant rapide, interrompu par plusieurs grosses châtes, dans une direction Sud-Ouest, et traverse une formation contenant des bandes de diorite et serpentine, où mêie on a trouvé un peu d'amiante, En certains points, notamment sur la rive droite, en arrière des vieilles mines, et aussi en bas des premières châtes:
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on trouve des espèces de dyke de grenat blanc. Dans ce dernier, le Rapport de la Commission Géologique de 1863 mentionne de l'or visible; j'y ai en outre constaté de petites quantités de sulphure d’antimoine. Dans le haut de la rivière, on trouve des cailloux de cette même roche. A deux milles environ de son embouchure, on rencontre une branche importante descendant dans une direction Nord-Ouest, et qu'on appelle la rivière Sainte en peine. Une branche de celle-ci, nommée Rivière Noire, part du lot 62 d': rang St. Charles, et se dirige parallèlement à la Rivière des Plantes. Le gravier de cette rivière est noté comme contenant beaucoup de sable noir, et on peut peut-être en trouver la raison dans le fait qu’il existe, à la tête, un dépôt considérable de fer magnétique et titanique. Aux premiers temps des mines d’or, elle a été examinée au point de vue géologique par le Professeur H. Y. Hinds, de Boston.
Cette rivière fut exploitée par la Chaudière Mining Co., organisée par le Dr. James Douglas, probablement de 1847 à 1850, et en bas des premières châtes, il travailla pendant plusieurs semaines, produisant de 3 À 10 onces d'or par jour, la production totale ayant été de $2500.00 À $3000.00. On mentionne là des dépôts de gravier très-épais, et qu’on supposait alors pouvoir être travaillés par le procédé hydraulique.
M. Michel, dans son Rapport de 1866, dit que de petits groupes d’habitants travaillèrent dans l'été de 1865, trouvant de l'or abondant dans la méme région, et il mentionnne un groupe de 5 mineurs qui, dans 20 jours, trouvèrent de 8 à 9 onces d'or.
M. Nash a fait, en 1867, des prospects sur la Rivière des Plantes, mais ces travaux ne paraissent pas l'avoir encouragé à continuer.
Vers 1879, MM. Mathieu, Bérubé et Gendreau prospectèrent, et trouvèrent de bonnes indications sur cette rivière. Plus tard, ils organisèrent avec d'autres, y-compris M. Jutras de St. François, une Compagnie connue sous le nom de Compagnie de la Rivière des Plantes, * En 1882, deux Compagnies travaillaient sur la rivière, et avaient construit des digues et flumes qui, dans cette même saison, furent emportées par un coup d'eau, Dans le même temps M. À. Poulin prospectait et aurait trouvé, dit-on, quelques onces d'or.
Pendant l'hiver de 1883-84, la Compagnie de la Rivière des Plantes tra. vailla sur la terre de M. Siméon Doyon, du côté Nord-Est de la rivière : un puits de 26 pieds y fut creusé, dans lequel on trouva un morceau de $18,00 en arrivant sur le gravier, mais l'eau étant devenue trop abondante, il fut
abandonné. On creusa ensuite, plus haut sur la côte, un puits de 38 pieds, et un tunnel d’assèchement. On rencontra encore le gravier, et il fut lavé au rocker environ $150.00. Des préparatifs furent alors faits pour laver à l’'hydraulique, mais à cause de difficultés avec les exploitants voisins, les travaux furent arrêtés, et n’ont pas été repris.
MM. A. McKenzie et autres travaillaient, vers le même temps, sur le même lot, de l’autre côté de la rivière : le bedrock est là peu profond, et ils firent des travaux de surface en grande sluice où hydraulique: ils paraissent y avoir trouvé une bonne quantité d’or qu'on m'a mentionnée être de 15 à $I,800.00.
En 1884, MM. H. Sewell & Bacon travaillèrent au même endroit, et creusèrent en outre, À une distance d’un demi-mille du grand chemin, quelques puits qui frappèrent le gravier à une profondeur de 25 pieds : cette entreprise ne paraît pas avoir été un succès financier, car elle fut subséquemment abandonnée.
MM. Proteau et autres, sous le nom de ‘“ Compagnie Canadienne ?? travaillèrent sur les mêmes terrains, sur le même côté et en bas des travaux MekKenzie. On dit qu'ils travaillèrent pendant 2 à 3 mois, en 1884, et trouvèrent environ #700.00. Les travaux étaient faits à la surface, le bedrock étant rencontré à une profondeur de 6 à 7 pieds seulement. Pour les mêmes raisons que la Compagnie de la Rivière des Plantes, cette Compagnie suspendit subséquemiment ses travaux.
M. Jos. Létourneau, dit Polette, a travaillé dans le lit de la Rivière des Plantes : il aurait fait un canal de 2 à 300 pieds en haut de la première chûte MM. Payne & Chapman ont aussi travaillé sur cette rivière, et y ont creusé un puits, Sur la rive gauche de la branche Sud-Est, en 1877-78, un puits fut creusé sur le lot 45 B de St-Charles, par M. David Roy, mais, paraît-il, sans vrands résultats. Sur la Rivière Noire, lot 26 de l'Augmentation de St. Gaspard, terrain de Jos. Poulin, furent creusés, vers le même temps, 2 puits de 20 pieds, par M. Louis Mathieu. Plus tard, un autre puits fut creusé par les St. Onge : ces travaux, paraît-il, rejoignirent le bedrock, mais je ne sache pas qu'ils aient donné de bons résultats. On voit aussi, dans les mêmes ré-
gions, quelques indices d'anciens travaux.
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