RAPIDE DU DIABLE
Ce rapide se trouve à un mille en haut de St. François, sur la Chaudière, Les roches de la région affleurent dans la rivière, sur une longueur d’un mille environ, et dans les eaux basses, elles sont partiellement découvertes. Cet endroit est bien connu des mineurs qui viennent y laver au plat ou au rocker. De petits groupes s'y sont même organisés pour faire des travaux plus considérables, en asséchant complètement un côté de la rivière par des digues latélales et des pompes à main. De grandes quantités d’or y auraient été trouvées, mais depuis quelques années, les seigneurs de Léry, à qui appartient le lit de la rivière, ne permettent plus ces travaux. Sur la rive gauche, un tunnel a été creusé dans la côte, par M. McDonald, probablement vers 1875- 76, sur une longueur de 80 pieds. Plus tard, en 1882, MM. Louis Blanchet, Hilaire de Billy et autres continuèrent ce tunnel qu'on m'a dit avoir été poussé jusqu'à 250 pieds en suivant le bedrock qui, d'ailleurs, descendait ; on v aurait trouvé, à l'extrémité, $80.00 d’or dont un morcear d’une deimionce. Vers 1864, M. J. O'Farrell discuta la validité de la patente de Léry, et réclama la propriété du Rapide, dont une partie lui fut subséquemment accordée par les seigneurs de Léry. Quelques travaux furent faits pour rechercher l'or alluvial, notamment par M. H. $. Porter, en 1883, mais la plus grande importance qui ait été attachée à ce Rapide, provenait d’une veine de quartz traversant la rivière, où l'on prétendait avoir trouvé de l'or natif.
En 1852, la Canada Gold Mining Co. creusa un puits d'où fut extrait du quartz mêlangé de galène, blende, mispickel et pyrite qui est mentionné dans les Rapports de la Commission Géologique comme contenant une certaine quantité d'argent. Le Dr. S. Sterry Hunt mentionne même la probalité d'un peu d'argent natif ; ses essais sur la galène seule ont donné 32, 37 et 256 onces d'argent la tonne ; il suppose, cependant, que ce dernier résultat pourrait être dû à l'argent natif, Le Rapide a été très-exploité par les frères Poulin qui y ont trouvé beaucoup d'or alluvial, et prétendent y avoir trouvé des morceaux d'or dans la veine, valant jusqu'à $S.oo, M. Hans Haggens déclare aussi qu'ayant fait miner dans cette veine, il v a vu de l'or, M, O'Farrell rapporte des faits semblables, et dit qu'en 1860, il en a détaché lui-même ut morceau de quartz contenant de l'or. En 1861, une partie de la veine, avant été mise à sec, il prétend que les frères Poulin minèrent pour le compte de certaines personnes voulant former une Compagnie, et qu'une grande quantité de quartz fut sortie, montrant beaucoup d'or, Je mentionne tous ces faits, mais je n'ai personnellement pas vu d'or dans ce quartz,
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à En 1881, M. O’Farrell organisa une Compagnie, connue sous le nom de à ; aussi t1
“ Devils Rapid Gold Mining Co.”, mais je ne sache pas que cette Compagnie y ait fait aucun travail important. Cette partie du Rapide est actuellement la propriété de la succession O’Farrell, et il n'y a pas été fait de travaux M depuis longtemps.
geurs.”
Loup, :
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égalem | Tout ce qui précède s'applique à la Seigneurie Rigaud-Vaudreuil, et de pied nous donnons ci-après le détail sur d’autres rivières de la Vallée de la Chau- rivière dière.
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RCA AE ÿ du-Lou RIVIERE-DU-LOUP 42 : A , £ | ï Le La Géologie du Canada, de 1863, donne les détails des travaux faits en M. Al 1851-52, vers l'embouchure de la Rivière-du-Loup, par la Canada Mining Co., ploiter sous la direction du Capitaine Richard Oatey. D'après ces informations, il ahatiesé
aurait été obtenu, en 1851, $1,826 d'or, et en 1852, $2,496, formant un total See it de $4,322.00, soit 2107 dwts. avec une quantité assez considérable de sable noir qu'on estimait à près d’une tonne, 9 morceaux trouvés pesant 468 dwts.,
dont le plus gros pesait 127 dwts., et les travaux auraient été faits sur environ
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| 34, d’un acre, le gravier ayant une épaisseur de 2 pieds. On mentionne aussi
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"y » Q * À po , A ÿ È morceal été trouvés, mais en quantités trop faibles pour donner lieu à leur exploita. den tion. La Commission Géologique fit aussi, dans l'été de 1852, quelques Craie
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prospects qui produisirent $124.00 d'or. :
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Tous les travaux précédents étaient faits principalement sur la rive Ve gauche, et sur le bord même de la Rivière-du-Loup, vers l'endroit où se ie
trouve aujourd'hui le pont. :
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Les travaux furent subséquemiment interrompus, eten 1859, nous voyons COHTPAG la Napanee Mining Co. creuser vers la même région, un puits au travers des méthodi schistes, imais nécessairement sans aucuns résultat, Je comprends que cette | conséqu
compagnie avait fait aussi quelques travaux les années précédentes, mais nous | Associa n'avons guère d'informations sur ses succès. de 11% sur la tr
Dans le Rapport de la Commission d'Enquête de 1865, nous trouvons section les renseignements suivants : M. Arthur Rankins a prospecté la Rivière-du- pieds, «
Loup, depuis la Metgermette, jusqu'au canton Risborough, et a fait laver dans diamètr
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une cinquantaine d’endroits différents, en trouvant de l'or partout ; il en a aussi trouvé sur la rivière Metgermette et sur la rivière “ Repos des Voyaveurs.”?
M. S. L. French dit avoir trouvé, sur la rive gauche de la Rivière-du Loup, à quelques milles de son embouchure, et à une hauteur de 150 pieds au-dessus de la rivière, un bon plat d’or. En haut de la rivière Portage, également sur la Rivière-du-Loup, il aurait trouvé de gros or à une centaine de pieds au-dessus du lit de la rivière : il a exploré la rivière Portage et la rivière Metgermette.
Nous ne voyons plus guère de travaux mentionnés jusqu'en 1879, alors que la Colonial Gold Mining Co., travailla vers l'embouchure de la Rivièredu-Loup, dans le canton Jersey.
La Colo.:1al Gold Mining Co., sous la direction de M. Henry Phillips, M. Alex. Stewart, étant l'ingénieur, fut organisée en 1879, pour exploiter le lot 638 formant la pointe de Jersey. Ils construisirent deux chaussées de 500 pieds de large, sur la Rivière-du-Loup, l'une à l'embouchure à environ 700 pieds du point où se trouve le pont actuel, et l’autre, où se trouve le moulin Haycock. Ces deux dam étaient faites pour assécher cette partie de la rivière, jusqu'à la Chaudière. Un canal de 700 pieds de large et 12 pieds de profondeur laissait écouler l'eau en-bas de la deuxième digue. I fu sorti un peu d'or pendant 5 à 6 jours de travail en-bas de cette digue, et un morceau de $200.00, ayant été trouvé près de la digue supérieure, il s'en suivit des difficultés avec la compagnie voisine, la Gold Mining Association of Canada, qui conduisirent à la destruction de la digue supérieure, et un procès qui amena la liquidation de la compagnie.
Vers 1878, M. À. À. Humphrey fit des explorations et des prospects sur les deux rives de la rivière, depuis son embouchure jusque vers le Gold Stream, et obtint de l'or en quantités assez grandes pour l’autoriser à organiser une compagnie, Les prospects étaient faits principalement en vue d'employer la méthode hydraulique recommandée antérieurement par Sir Win. Logan. En conséquence, il forma avec l'aide de capitalistes anglais, “The Gold Mining Association of Canada ”, et en 1881, il commença la construction d'un canal de 111% milles pour prendre les eaux de la Rivière-du-Loup: ce camal, situé sur la rive gauche rejoignait la Rivière vers le lot 1 Kennébec road range section À de Jersey. L'eau, après avoir cireulé dans un canal de 9,300 pieds, continuait dans des tuyaux en tôle d'acier de 15 et de 11 pouces de diamètre : la hauteur d'eau ainsi obtenue était de 215 pieds, mais jusqu'au
lot 9 (Jules Jacques), effectivement on utilisait 185 pieds d’eau. Le travail les } fut terminé dans l'été de 1882, et on commença l'exploitation des bancs de vièr gravier situés sur le lot 10 de Linière et 654 du Cadastre de Aubin de l'Isle, 189c et connus respectivemnt comme hydrauliques No. 1 et No. 2. En arrière de les a l'hydraulique No. 2, fut aussi creusé un puits de 66 pieds jusqu’à la roche, et sa à montrant une grande épaisseur de gravier. Lou!
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L'exploitation hydraulique se fit pendant les deux saisons 1882 et 1883, cons ce genre de travail étant impossible pendant l'hiver. On employait alors 10 lot 6 à 15 hommes, mais pendant la période de la construction du canal, il y avait pour environ 80 hommes et une dizaine de charrettes. La quantité d’eau qui pou- un p vait être fournie, était de 57 gallons par seconde, soit une pression de 5, 7 de la atmosphères, ou environ 80 livres au pouce carré : elle était projetée par un assé tuyaux avant un diamètre de 41% ou de 6 pouces suivant les cas, et . ler a était capable de laver 1500 tonnes de gravier ou glaise par 24 heures. On es- const timait que le gravier pouvait fournir 10 cents par tonne, l'épaisseur exploita- Hayc ble étant de 30 à 40 pieds Les tailings contenaient beaucoup de sable noir riviè: et de pyrite renfermant une forte proportion d’or. Les sluices avaient 36 quart pouces de large et 20 pouces de hauteur. Une première sluice avait 114 pieds mus de long avec une pente de 0.062. Pour 26 pieds, le fond était en tôle perforée Ce m et le fin tombait dans un deuxième sluice de 96 pieds de long avec une pente et du de o0.0418. On entretenait du mercure sur les riffles du centre, sur une lon- pitre gueur de 48 pieds. Les sluices étaient levées tous les 15 jours.
Nous ignorons la quantité d’or qui a pu être extraite de ces travaux, W. C mais on doit croire que les résultats ne furent pas satisfaisants, soit à Riviè cause de la petite quantité d'or trouvée ou du mauvais fonctionnement des tinre appareils ; toujours est-il qu'après avoir lavé ces graviers, dans l'été de 1882 1894 et en 1883, la compagnie liquida et abandonna ses travaux et ses propriétés abanc Cette compagnie avait le contrôle des lots 640 et 645 de Aubin de l'Isle et temp} de 1 à 11 inclus du Kennébec road range du canton Jersey, sur la rive gauche Strea du lot 653 de Aubin de l'Isle à 12 inclus du rer rang de Linière sur la rive dans droite de la Rivière du Loup. trava
| M. Humphrey porta ensuite son attention sur le ruisseau d'Ardoise et d à sur la rivière Pozer, ainsi qu'il sera expliqué ailleurs. dos CONsÉ
Il paraît bien établi que les grands bancs de gravier qui se trouvent sur Nord la Rivière du Loup, contiennent de l'or, mais il paraîtrait que dans les points pieds où il: ont été travaillés, la roche se trouve au-dessous du lit de la rivière ac- S. O,
tuclle, d'où la difficulté de rejoindre par le procédé hydraulique, les parties gTavi4
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les plus riches de ces dépôts. A partir de cette époque, les travaux sur la Rivière du Loup furent abandonnés pendant quelques années, et ce n’est qu’en 1890, que nous voyons M. Louis Gendreau commencer quelques travaux sur les anciennes propriétés de la Colonial Gold Mining Co. En 1892, il intéressa à ses travaux, M. E. B. Haycock qui prospecta le long de la Rivière du Loup, particulièrement sur la rive gauche, et reconnut que la partie véritable. ment avantageuse à exploiter se trouvait dans le lit même de la rivière; il construisit alors une digue sur la rive gauche sur le lot 638, à la hauteur du lot 652, dans Aubin de l'Isle, et un canal en bois, flume de 750 pieds (8 pieds x 4) pour le passage de l'eau de la rivière, Dans la saison sèche de 1892, il creusa un puits de 19 pieds ; le roc fut, en effet, rejoint, mais pas le point le plus bas de la rivière, et malgré tous les travaux faits, et les pompes employées pour assécher ce puits, M. Haycock ne paraît pas avoir eu occasion de travailler au fond plus de quelques heures pendant la saison, juste assez pour y constater un peu d'or; ce mode de travailler fut donc encore abandonné, et M. Haycock limita ses opérations sur l’alluvion à des lavages sur les bords de la rivière dans la saison sèche ; en même temps, il s'occupait de l'étude des quartz de cette région, et à cet effet, il installa un petit moulin de trois pilons mus par la vapeur, qui existe encore sur la rive gauche, auprès de la digue. Ce moulin fut en opération pendant l'automne et une partie de l'hiver de 1894» et du quartz de différentes veines fut essayé, ainsi qu'il sera expliqué au chapitre du quartz.
En 1894, M. Haycock fit certains arrangements avec MM. John Blue & W. C. Eustis, au sujet des droits qu'il possédait sur les terrains situés sur la Rivière du Loup. Ces Messieurs creusèrent des puits sur quelques veines, et tinrent le petit moulin en opération pendant plusieurs semaines, en Décembre 1894 et en Janvier 1895, sous la direction d'un expert. Ces travaux furent abandonnés à la fin de 1895, et n'ont pas été repris depuis: en même temps, M. Blue faisait quelques prospects sur les alluvions vers le Gold Stream, lot 12 de Linière; M. Gendreau continua ensuite seul à prospecter dans cette région, et en 1896, il parvint à intéresser quelques personnes à ses travaux, et organisa The Central Quebec Gold Field Co.” avec l'intention de retrouver un ancien lit de rivière qu'il supposait traverser le lit actuel, vers le lot 9 du rang du chemin de Kennébec, section A, dans Jersey. En conséquence, il creusa, sur le lot 10, cinq puits, dans une direction à peu près Nord-Est. Ces puits frappèrent la roche à des profondeurs de 22 pieds, 32 pieds, 64 pieds, 40 pieds et 45 pieds. Une galerie de 70 pieds fut creusée au S. O, vers la côte, au fond du puits de 40 pieds, mais on ne trouva pas de gravier aurifère : le puits de 64 pieds rencontra du sable mouvant et de l'eau,
qui arrêtèrent les travaux une saison, et dans l'hiver de 1898, on dut employer les pompes à vapeur pour l’assécher et rejoindre le fond. De l’autre côté de la Rivière du Loup, sur le lot 12, de Linière et, près de la rivière, il creusa encore un puits qui, à 12 pieds, rencontra la roche, mais sans or. Ces différents travaux paraissent avoir bien étudié une coupe transversale, dans une direction E. O. et comme on n'y trouva pas de gravier aurifère, M. Gendreau, aban-
donna sa théorie à cet endroit.
Je donne ci-dessous la coupe du puits le plus profond :
1 pied
Terre végétale 6 pieds
Glaise et gravier
Gravier contenant un peu d’or..........
Glaise douce
Boulder clay
Glaise douce
Roche
Pour compléter les informations sur la Rivière du Loup, je mentionnerai que sur le même lot 9, fut creusé un puits de 45 pieds par les frères St. Onge, qui rejoignit le bedrock, sans trouver d’or, et que des travaux de lavage assez sérieux furent faits sur le lot 9 par M. Humphrey.
En 1897, en prospectant au plat, M. H. Nagant trouva un morceau de
$20.00 sur le lot 6 de Jersey.
Pour le moment, les travaux sur la Rivière du Loup sont suspendus.