DE LOUIS-LE-GRAND
le séjour de l’immortalité, les larmes que vous ave/, répandues sur leurs cendres; et si, comme nous l'espérons, la sainteté et la droiture de vos intentions a suppléé devant Dieu ce qui peut avoir manqué, durant le cours d’nn si long regue, au mérite de vos œuvres et à l’intégrité de vos justices, veillez du haut de la demeure céleste sur nu royaume que vous laissez dans l’affliction, sur un roi enfant qui n’a pas eu le loisir de croître et de mûrir sous vos yeux et sons vos exemples ; et obtenez la fin des malheurs qui nous accabler T, et des crimes qui semblent se multiplier avec nos malheurs.
Et vous, grand Dieu, jetez du haut du ciel des veux de miséricorde sur cette monarchie désolée, où la gloire de votre nom est plus connue que parmi les autres nations , où la foi est aussi ancienne que la couronne, et où elle a toujours été aussi pure sur le trône que le sang même de nos rois qui l’ont occupé. Défendez-nous des troubles et des dissentions auxquelles vous livrez presque toujours l'enfance des rois ; laissez-uous du moins la consolation de pleurer paisiblement nos malheurs et nos pertes. Etendez les ailes de votre protection sur l’enfant précieux que vous avez mis à la tète de votre peuple ; cet auguste rejeton de tant de rois, cette victime innocente échappée toute seule aux traits de votre colere et à l'extinction de toute la race royale. Donnez-lui un cœur docile à des instructions qui vont être soutenues de grands exemples : que la piété, la clémence, l’humanité, et tant d’autres vertus, qui Vont présider à son éducation, sc répandeut sur
aïO OR. FU N. UE LOUIS-LE-GRAND.
tout le cours de son règne. Soyer son Dieu et son père, pour lui apprendre à être le pere de ses sujets; et conduiser-nous tous ensemble à la bienheureuse immortalité. Ainsi soit-il.