‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 145 sur 615 · Ruineux. Cf. p. 244. n · texte numérisé non relu

Ruineux. Cf. p. 244. n

DE HENRIETTE-MARIE DE FRANCE

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la reine se montre le ferme soutien de l'État, lorsque après en avoir longtemps porté le l'aix, elle n'est pas même courbée sous sa chute.

Qui cependant pourrait exprimer ses justes douleurs ? qui pourrait raconter ses plaintes? Non, Messieurs, Jérémie lui-même, qui seul semble être capable d'égaler* les lamentations aux calamités, ne suffirait pas à de tels regrets. Elle s'écrie avec ce prophète : « Voyez, Seigneur, mon affliction : mon ennemi s'est fortifié, et mes enfants sont perdus. Le cruel a mis sa main sacrilège sur ce qui m'était le plus cher. La royauté a été profanée, et les princes sont foulés aux pieds *. Laissez-moi, je pleurerai amèrement; n'entreprenez pas de me consoler^. L'épée a frappé au dehors; mais je sens en moi-même une mort semblable*. »

Mais après que nous avons écouté ses plaintes, saintes filles, ses chères amies (car elle voulait bien vous nommer ainsi), vous qui l'avez vue souvent gémir devant les autels de son unique protecteur, et dans le sein desquelles elle a versé les secrètes consolai ions qu'elle en recevait, mettez fin à ce discours, en nous racontant les sentiments chrétiens dont vous avez été les témoins fidèles. Combien de fois a-t-elle en ce lieu remercié Dieu humblement de deux grandes grâces : l'une, de l'avoir fait^ chrétienne;

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