Sinuulièrc, Cl', ji. 85. ii
(luros, mais solifles* lirons. Enfin, Ùôchi par sps vœux et par son humble patience, il a rélaljli la maison royale. Charles II est reconnu, et l'injure des rois a été vengée. Ceux ([ue les armes n'avaient |»u vainere, ni les conseils ramener, sont revenus (ont à coup (['eux-mêmes : déçus par leur liberté, ils en ont à la lin détesté l'excès, honteux d'avoir eu tant de pouvoir^, et leurs propres succès leur faisant horreur^. Nous savons que ce prince magnanime eût pu hàler ses affaires en se servant de la main de ceux qui s'offraient h détruire la tyrannie par un seul coup'*. Sa grande àmc a dédaigné ces moyens trop bas. Il a cru (pi'en quelque état que fussent les rois, il était de leur majesté de n'agir que par les lois ou par les armes. Ces lois qu'il a protégées l'ont réiabli presque toutes seules : il règne paisible et glorieux sur le trône de ses ancêtres, et fait régner avec lui la justice, la sagesse et la clémence^.
1. Mol très farnilior aux écrivaiiis du XVI 1° siècle j)Our' si^nifior « |)l(;in de elioscs, de substance ; qui n'est pas en aiJparence ». « Le iieuple ne peut soullrir le Sauveur du monde, qui l'appelle à des pratiques so/iV/f'.s, mais difficiles. » Bossucl, llisloire univin'sclle. II. 19.