Où. Dans lesquels. Cf.p. 501 ,n
7. Us se seront munis. .\u sens étymologique du latin munire, fortidi r, mettre en garde. Cf. Régnier. Sat. XIV. « -Ne se ]JOuvant munir encontre tant de maux. » — « Borée et le Soleil virent un voyageur i Qui s'était muni par bonheur Il Contre le mauvais temps. » La Fontaine, Fables. VI. 3.
8. Cf. la célèbre lettre de Mme de Sévigné sur la raort de Louvois (26 juillet If/Jl).
DE IIENPJETTE \\NNE D'A>GLETEPRE.
pour cela que l'Ecclésia^|e, le roi SalomonS fils du roi David (car je suis bien ai's^ de vous faire voir la succession de la même doctrine dans un même trône); c'est, dis-je, pour cela que l'Ecclésiaste, faisant le dénombrement des illusions qui travaillent les enfants des hommes, y compivnd la sagesse même. « j|ejTi£SLiis, dit-il, appli:, (pié à la sagesse, et j'ai vu que c'était encore une vanité-;), parce qu'il'y a une fausse sagesse qui, se iTjifermant dans l'enceinte des choses mortelles, s'enseveliTaNec elTes^ dans le néant. Ainsi je n'ai rien fait poïïr Madame, quand je vous ai représenté tant de belles qualités qui la ren- j daient admirable au^ monde, et capable des plus hauts j desseins où* une princesse puisse s'^lever^Jusqu'à ce que ; je commence à vous raconter ce qui l'unit à Dieu, une , si illustre princesse ne paraMra dans ce discours que / comme un exemple le plus grand ^ qu'on se puisse pro- | poser, et le plus capable de persuader aux ambitieux | qu'ils n'ont aucun moyen de se distinguer, ni par leur j naissance, ni par leur grandeur, ni par leur esprit, puisque la mort, qui égale tout, les domine de tous côtés ; avec tant d'empire, et que d'une main si pronipte et si ^ souveraine elle renverse les têtes les plus respectées.
Considérez, Messieurs, ces grandes puissances que nous regardons de si bas. Pendant que nous tremblons
1. Bo'i'^uot ;ultnot la (radilioii liô- •I)iMï(jiu'. rapiinrtt'c par saint Jcrô-
ino, d'après hicjuiMle ce livre iUi r « Ecclésiaste » aurait été fait iiar S.iloinon. On s'accortic anjourd'liui à on atlril)iicr la comiiositiou à un rii-ivain anonyme du 11° siècle avant l'ère rlirétioinie. C'est un ouvrajie lilnldsopinipic. où l'auteur, conversant avec lui-niènie, donne le résultat, très attristé et ])essiniiste, do sa douloureuse expérience des choses de ce monde.
2. Traiisivi nd contemplnndam sapioiliam .... I.DnitiiSfjin' ciiiu incnlc incd, funtnadttrli quud liuc
qunque esset vanilas. (Rccl., II, 1-2, 15.)
3. Admirable au monde. Voir, pour cet emploi de l'adverbe «avec un adjectil, it. o25. n. 7.
-i. Auxquels. Cf. p. 501. n. 2.
0. l'n e.iemple. le plus grand..., Molière a dit de nu'Mue : « Voilà vme belle merveille (lue de faire bonne chère avec de 1 arj;ent. C'est une chose la vlua aisée du monde. »
Avare, III, 5. « Je suis dans une confusion la plus grande du monde de voir une persomie de votre (|iialilé. » Bourgeois yenlilhomme, 111, G.
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