‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 176 sur 615 · Eiiiiiloi (lu neutre fanj lidssuet. es. j). 7i. M · texte numérisé non relu

Eiiiiiloi (lu neutre fanj lidssuet. es. j). 7i. M

'. I,e hitiii en note : Lcie tncnsiir/ihili's /)n.suisli flics rricfis. et ynbstdiiiid inca trnKjiKim niliilmn mite te. (Ps., XXVlli, f>.)

l. // ^.s'^ ainsi. Il en est.... Lociitiuu usitée du temps de FJossuet.

Ainsi dans Sainl-Evreinond : « // est de l'oriiiine des peuples coinnie des généalogies des particuliers. » Et

dans La Rochefoucauld : « // est de certaines (jualités connue des sens; cc^ixqui en sont entièrement privés ne les peuvent a|iercevoir ni les comprendre. » (Note do l'édit. .4uhei'l. !.. 71.)

l). Cr. Sermon sur la Murt. éd.

cl. Hacliette, p. 2*.tl : « L'accident ne peut pas être plus noble (pie la substance », etc.

(). Klève. L'emploi de ce mol était fré(]uent au xvn* siècle : « des peusécs relevées ». Cf. p. 75, n. 5.

tilres, tombera lui-même à son tour enhv les mains delà mort. Alors ces malheureux vaincus rappelleront à leur compagnie leur superbe triomphateur; et du creux ^ de leur tombeau sortira celte voix qui foudroie toutes les grandeurs : « Vous voilà blessé comme nous; vous êtes devenu semblable à nous^ )>. Que la fortune ne tente donc pas de nous tirer du néant ni de forcer^ la bassesse de notre nature. '^v.c-^^-c-'^

Mais peut-être, au^défa^Jt^de la fortune, les qualités de l'esprit, les grands desseins, les vastes pensées pourront nous distinguer du reste des hommes. Gardez-vous bien de le croire, parce que toutes nos pensées qui n'ont pas Dieu pour objet sont du domaine de* la mort. « Ils mourront, dit le Roi Prophète, et en ce jour périront toutes leurs penséesp. » C'est-à-dire, les pensées des conquérants, les pensées des politiques, qui auront imaginé dans leurs cabinets des desseins oîi^ le monde entier sera compris. Us se seront munis' de tous côtés par des précautions infinies; enfin ils auront tout prévu, excepté leur mort qui emportera en un moment toutes leurs pensées^. C'est

1. Du fond. Familier de nos jours, cl })oélique au xvii° siècle : cl'. Bossuct. sermon sur la Résurrection dernière. \" p. : « Au son de cette voix loute-puissanfe qui se fera entendre en un moment de l'Orient jusqu'à l'Occident, et du Septentrion jusqu'au Midi, les os desséchés, la cendre et la poussière insensibles seront émus dans le creux de leurs tombeaux. » — Corneille. HéracZîH.s, I, 3 : « Quand Maurice peut tout du creux de son cercueil. » — Boileau, Sat. VII : « Je ne jiuis arracher du creux de ma cervelle || Que des vers plus forcés que ceux de la Pu celle. »

2. Et tu vulneratus es sicut et nos; nostri similis eiïectus es. (Is., XIV, 10.)

3. Faire violence à..., surmonter, vaincre. Cf. Or. funèbre de Condc :

« Forcer les respects. » — « Combien de fois tes yeux, /"o/'f «H i ma résistance.... » ^\mnc. Alexandre .W ,\.

« .\ssez d'autres sans moi forçant la destinée || Trouveront d'IIion la fatale journée. » Id.. Iphig., IV', 6.

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