Soutenir sa supériorit»''. Cf
plus loin. p. 508, n. 5.
•i. Sincère, vrai. « Et Dieu trouvé
OBATS A FUNÈBRE
à * ses amis, par la lumière et la droiture de son esprit elle les mettait à couvert de vains ombrages "^ et ne leur laissait à craindre que leurs propres fautes. Très recon-' naissante des services, elle aimait à prévenir les injures par sa bonté, vive à^.les sentir, facile à les pardonner. Que dirai-je de sa libéralité? Elle donnait non seidement avec joie, mais avec une grandeur d'âme qui marquait tout ensemble et le mépris du don et l'estime de la personne. Tantôt par des paroles touchâmes, tantôt même par son silence, elle relevait ses présents ; H cet art de donner agréablement qu'elle avait si bien pratiqué durant sa vie, l'a suivie, je le sais*, jusqu'entre les bras de la mort. Avec tant de grandes et tant d'aimables qualités, qui eût pu lui refuser son admiration? Mais, avec son crédit, avec sa puissance, qui n'eût voulu s'attacher à- elle? N'allait-elle pas gagner tons les cœurs, c'est-à-dire la seule chose qu'ont à gagner^ ceux à qui la naissance et la fortune semblent tout donner? Et si cette haute élévation est un précipice affreux pour les chrétiens, ne puis-je pas dire, Messieurs, pour me servir des paroles
fidèle en toutes ses menaces. »
Racine, Athalie, I, 1. Cl', plus loin (Oraison funèbre d'Anne de Gonza- (jiK']. p. 529, n. 4.