‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 204 sur 615 · L'obéissance. Cf. Or. fun · texte numérisé non relu

L'obéissance. Cf. Or. fun

d'Anne de Gotizague. p. 299, n. 2.

5 Plutôt est pris ici comme souvent au XVII' siècle, dans son accep-

pouvons achever ce saint sacrifice pour le repos de Madame avec une pieuse confiance. Ce Jésus en qui elle a espéré, dont elle a porté la croix en son corps par des douleurs si cruelles, lui donnera encore son sang, dont elle est déjà Jtoute teinte, toute pénétrée, par la participation à ses V sacrements et par la communion avec ses soutTrances. j Mais en priant pour son âme, Chrétiens, songeons à nous-mêmes. Qu'attendons-nous pour nous convertir? Quelle dureté est semblable à la nôtre, si un accident si étranges qui devrait nous pénétrer jusqu'au fond de l'àme, ne fait que nous étour^ii' pour quelques moments 2? Attendons-nous que Dieu ressuscite les morts pour nous instruire? 11 n'est point nécessaire que les morts reviennent, ni que quelqu'un sorte du tombeau, ce qui entre aujourd'hui dans le tombeau doit suffire pour nous convertir. Car si nous savons nous connaître, nous confesserons, Chrétiens, que les vérités de l'éternité sont assez bien établies; nous n'avons rien que de faible à leur opposer; c'est par passion, et non par raison, que nous osons les combattre. Si quelque chose les empêche de régner sur nous, ces saintes et salutaires vérités, c'est que le monde nous occupe ^ c'est que les sens nous enchantent*, c'est que le présent nous entraîne. Faut-il un autre spectacle pour nous détromper et des sens et du présent et du monde? La Providence divine pouvait-elle nous mettre en vue^, ni de plus près, ni^ plus fortement, la vanité des choses humaines? Et si nos cœurs s'endurcissent après un avertissement si sensible, que lui restel-il autre chose que' de nous frapper nous-mêmes sans miséricorde? Prjdiuinpns un coup si funeste, et n'atten-

lion propre de « plus prompte nionl ».

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