E(i() sum, et pr.vfer me non est altéra. (Ps. XLVII
6. Mettre en liasard. Exposer, coni|)roniettre. « Se mettre eti hasard. > Dirt. de l'Académie. 169 1. Cf.
>' Souvent le vaincu a mis eu hasard le victorieux, et d'un lioul d'cpée on a tué celui à ()ui (iii avait denian.lê
Qu'importe que sa vie ait été si courte? jamais ce qui doit finir ne peut être long. Quand nous ne compterions point ses confessions pks exactes, ses entretiens de dévotion plus fréquents, son application plus forte à la piété dans les derniers temps de sa vie, ce peu d'heures, saintement passées parmi les plus rudes épreuves et dans les sentiments les plus purs du Christianisme, tiennent lieu toutes seules d'un âge accompli i. Le tempSv a été court, je l'avoue ; mais l'opération de la grâce a été forte, mais la fidélité ^ de l'àme a été parfaite. C'est l'effet d'un art consonimé de réduire en petit tout un grand ouvrage, et la grâce, cette excellente ouvrière, se plaît quelquefois à renfermer en un jour la perfection d'une longue vie. Je sais que Dieu ne veut pas qu'on s'attende à de tels miracles; mais si la témérité insensée ^des hommes abuse de ses bontés, son bras pour cela 1^ n'est pas c/^çcogrci et sa main n'est pas affaiblie. Je me ^ confie pour Madame en cette miséricorde qu'elle a si "^ sincèrement et si humblement réclamée. Il semble que Dieu ne lui ait conservé le jugement libre jusques au dernier soupir qu'afin de faire durer les témoignages de sa foi. Elle a aimé en mourant le Sauveur Jésus; les bras lui ont manqué plutôt^ que l'ardeur d'embrasser la croix; j'ai vu sa main défaillante chercher encore en tombant de nouvelles forces pour appliquer sur ses lèvres ce bienheureux signe de notre rédemption ; n'est-ce pas mourir entre les bras et dans le baiser du Seigneur? Ah! nous
la vie. » Balzac, le PHnce. « Je n'aurais pas voulu vous mettre en hasard non plus que madame votre mère. » Voiture à Mlle de Chalais.
Hasard était alors synonyme de péril. «Ces liniits ne se peuvent cueillir sans hasard, parce qu'ils sont mêlés parmi les poisons, parce qu'ils croissent dans les précipices. » Balzac, Socrate Chrétien, dise. v.