‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 215 sur 615 · Mlle de Montpensier, .!/<'/«., t. II, y. 58, 5'.», Ô · texte numérisé non relu

Mlle de Montpensier, .!/<'/«., t. II, y. 58, 5'.», Ô

2. « Madame de Montespan était à Tournay (pendant la iiuerre de

Flandre); elle logeait à la citadelle et ne vit la reine que deux jours avant que de partir. La duchesse [de la Valliére] lot:eait chez la reine, à son appartement ordinaire. La reine eut beaucoup de vapeurs à Tournai/. » Mlle de Montjtensier, t. IV, p. 356.

3. Voir plus loin réloiic qu'il fit d'elle quand elle mourut.

i. Lettre du 11 juin l()7o.

5. Sévi^Mié, 12 juin. 14 juin. 3 juillet, 21 août. 2 octobre lûlo.

G. P. Clément, ouvr. cité. p. HT-

sans doute aux conseils intéressés d'une de ses dames d'honneur, la duchesse de Richelieu, intrigante personne que Mme de Montespan elle-même avait fait placer auprès de la reine et qui de complicité avec le roi travaillait à trojnper celle-ci dans l'intérêt de celle-là*. Mais sans doute aussi Marie-Thérèse, lorsqu'elle pratiquait si complètement le pardon des injures, écoutait les suggestions de sa piété devenue de plus en plus ardente avec les années.

Dès son arrivée en France, elle avait, sous l'influence d'Anne d'Autriche, pris des habitudes de dévotion très exactes, c Dans les fêtes les plus solennelles, la jeune reine, dit un historien ecclésiastique^, allait faire des retraites dans les cloîtres les plus austères; et non contente de s'unir aux larmes et aux prières de ces humbles religieuses, elle se faisait encore un plaisir de prendre part aux plus pénibles de leurs exercices. » Dans les derniers temps de sa vie, elle entendait chaque jour « vêpres, sermon, salut^ », et « l'on ne finirait pas, dit son biographe, si on voulait rapporter tous les témoignages qu'elle a laissés » de son zèle pieux « dans une multitude d'églises particulières. On lit encore à la paroisse de Saint-Jacques-la-Boucherie sa signature, autographe, apposée le i novembre 1662, sur les registres de la confrérie de Saint-Charles, et l'acte de sa réception en espagnol. » Elle s'intéressait aux missions étrangères et les assistait*. Mais, surtout, à l'égard des pauvres de Paris, sa charité était « telle que, quelques retranchements qu'elle fit sur sa dépense pour augmenter ses libéralités, sa caisse ne pouvait y suffire ». « Quand on prenait la liberté de lui représenter qu'elle était trop magnifique dans ses dons, elle répondait que Dieu et le roi y pourvoiraient assez. » Enfin, ce qui doit nous toucher plus encore que ces largesses un peu banales, Marie-Thérèse suivait l'exemple de ces femmes dévouées qui, au milieu du xvn'= siècle, ont donné un exemple trop peu suivi alors : celui d'une charité personnelle et directe, osant prendre le contact de la misère qu'elle veut consoler plus encore que secourir. « On l'a vue souvent, raconte un contem-

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