S(>vi^mé,28aoùt
i. Mémoires do Mllo rrAuinalo.
dans Lavall.'O. t II. p. 2,7.» ; Mnir do Maiiilciioii, U'ili'o à Mme de Saiiit- Géran, nov. 1G82; Mme de Caylus, Souvenirs.
o. Correspondance de Madame, diicliossc d'Orléans, éd. citée, t. 1, |i. i9-o0.
(). Los contemporains. Bussy-Rabutin. Saint-Simon, la dncliossod Orléans, sont tous d'avis qu'eIN' l'iil fort mal soijinée, que son mal (un abcès sous le bras) n'était pas grave, et
A la nouvelle de cette mort. Mlle de Montpensier revint à Fontainebleau. Elle alla descendre chez Mme de Montespan qui était <( à la promenade » avec Monsieur. « Ils revinrent...; Monsieur me conta la mort de la reine, et en badinant, il tira une boite de ces senteurs d'Allemagne, et médit : « Sentez : je « l'ai tenue deux heures sous le nez de la reine, comme elle se « mourait... » Mme de Montespan dit : « Voilà des récits de gens bien affligés* ». Quant à elle, « femme d'esprit qui faisait toujours bien ce qu'il fallait faire- », après avoir rendu, « à merveille », tous les devoirs à la reine pendant sa courte maladie, elle s'était, après son dernier soupir, précipitée tout en larmes chez 3Ime de Maintenon. Il se trouva, il est vrai, de mauvaises langues pour chuchoter que ce grand trouble était peutêtre fondé, surtout, « sur la crainte de retomber », par suite d'un accident qui la privait de sa place à la cour, « entre les mains de monsieur son inari^ ».
On conduisit le corps à Saint-Denis, à la basihque. « Ce fut une longue cérémonie. En le menant, dans la plaine Saint- Denis, les mousquetaires chassèrent, et on rit beaucoup dans les carrosses*. »
Quant à Louis XIV, on sait que son attitude fut très décente, comme d'habitude. 11 prononça sur sa femme, avec beaucoup de gravité, sans doute, ce mot connu : « Sa mort est le premier chagrin qu'elle m'ait donné ». Huit jours après encore. Mademoiselle le trouva « fort triste ». Pendant que l'on célébrait les services, il défendit à toute sa famille d'aller « au Cornas ^, aux Tuileries et à la foire Saint-Laurent ». Mais le lendemain des obsèques de Saint-Denis, il se démit lui-même le bras, dans une chute de cheval. Cela détourna bien l'attention de la cour, mais la sienne aussi sans doute, car quelques jours plus tard^, comme Mme de Maintenon paraissait devant lui en grand deuil et avec une contenance fort affligée, il « ne put s'empêcher de lui en faire quelques plaisanteries. A quoi je ne jurerais pas, ajoute Mme de Caylus, que celle-ci ne répondit en elle-même comme le maréchal de Grammont à
^ue les médecins la tuèrent par leur ignorance et leur opiniâtreté.