Sur Philippe IV. voir la notice
4. Moins animé, moins dramatique. Cf. sur le mot vif, p. 16i. n. I.
o. Pour cet emploi du pronom y désignant des personnes, si fréquent au xvii" siècle, cf. p. 167.
6. Cet en)pioi à l'actif du verbe approcher est constant au xviT siècle. « Ne devons-nous pas reconnaitre qu'il y a quehjue chose en l'homme qui Vapjn'oche de ces esj)rits immortels (les anges)? » Bossuet, Sermon {>our la Fête des saints anges gardiens. « De tant d'enseignement l'amas prodigieux || .Ne t'approchera jioint du monarque des cieux. » Corneille. Imitation. I, 1 . « Le frère rarement laisse jouir ses frères |j De l'honneur dangereux d'être sorti d'un sang || Qui les a de trop près approchés de son rang. > Racine, Bajazet, I, 1.
DE MARIE-TIIÉRESE D'AUTRICHE
ainsi pour ses États : Dieu qui nous aime la destine à Louis.
Cessez, princes et potentats, de troubler par vos prétentions 1 le projet de ce mariage. Que l'amour, qui semble aussi le vouloir troubler, cède lui-même. L'amour peut bien remuer le cœur des héros du monde ; il peut bien y soulever des tempêtes et y exciter des mouvements qui Fassent trembler les politiques, et qui donnent des espérances aux insensés : mais il y a des âmes d'un ordre supérieur à ses lois, à qui il ne peut inspirer des sentiments indignes de leur rang. Il y a des mesures prises dans le ciel qu'il ne peut rompre 2; et l'Infante, non seulement par son auguste naissance, mais encore par sa verlu et par sa réputation, est seule digne de Louis.
C'était « la femme prudente qui est donnée proprement' par le Seigneur )S comme dit le Sage. Pourquoi a donnée proprement par le Seigneur », puisque c'est le Seigneur qui donne tout? et quel est ce merveilleux avantage qui mérite d'être attribué d'une façon si particulière à la divine bonté? Il ne laul pour Tentendre que considérer ce que peut dans les maisons la prudence tempérée d'une femme sage pour les soutenir, pour y faire fleurir dans la piété la véritable sagesse, et pour