Travaux de Vauban
3. « Tenir, signifie aussi retenir, garder. « Diet. de Furetière, 1690.
Cf. p. 55, II. 'À,
i. Au sens du latin at;a?'?is, avide.
Cf. Horace, Epitres. 1. II, ép. i.
« Prseter laudetn nullius avari. »
Les dictionnaires du temps n'indiqueut pas ce sens.
DE MARIE-THÉRÈSE D'AUTRICHE. 235
qu'on irait chercher parmi ses rochers et dans son nid où il partage son butin à ses petits. Tu rends déjà tes esclaves ^ Louis a brisé les fers dont tu accablais ses sujets qui sont nés pour être libres sous son glorieux empire. Tes maisons ne sont plus qu'un amas de pierres. Dans la brutale fureur, tu te tournes contre toi-même, et tu ne sais comment assouvir ta rage impuissante. Mais nous verrons la fin de tes brigandages. Les pilotes étonnés s'écrient par avance : « Qui est semblable à Tyr? » et toutefois elle s'est tue dans le milieu de la mer 2; et la navigation va être assurée par les armes (le Louis.
L'éloquence s'est épuisée à louer la sagesse de ses lois et Tordre de ses finances. Que n'a-t-on pas dit de sa fermeté, à laquelle nous voyons céder jusqu'à la fureur des duels? La sévère justice de Louis, jointe à ses inclinations bienfaisantes, fait aimer à la France l'autorité sous laquelle heureusement réunie^ elle est tranquille et victorieuse*. Qui veut entendre combien la raison préside dans^ les conseils de ce prince, n'a qu'à prêter l'oreille quand il lui plaît d'en expliquer les motifs. Je pourrais ici prendre à témoin les sages ministres des cours étrangères, qui le trouvent aussi convaincant dans ses discours que redoutable par ses armes. La noblesse de ses expressions vient (le celle de ses sentiments, et ses paroles précises sont l'image de la justesse qui règne dans ses pensées^. Pen-
I. La rréquonco des enlèvements par les jiirulesbai'baresqucs dans les comédies du xviT siècle s'explique par cette puissance des corsaires d'Alyer et de Tunis.
'i. Qiue est ut Ti/rus. et quse obviutttit in medio maris'!' (Ewch., XXVH,32.)