‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 252 sur 615 · Avec. Cf. p. 518, n · texte numérisé non relu

Avec. Cf. p. 518, n

i. Mot beaucoup plus fort au xvTi' siècle qu'à présent. Bossuet l'emploie en parlant de la Vierge au

DE MARIE-THÉRÈSE DAUTRICIIE

les plus mortelles douleurs ne se cachent pas sous la pourpre? ou qu'un royaume est un remède universel à tous les maux, un baume qui les adoucit, un charme* (pii les enchante*? Au lieu que par un conseil^ de la l'rovidence divine, qui sait donner aux conditions les {•lus élevées leur contrepoids, cette grandeur, que nous admirons de loin comme quelque chose au-dessus de l'homme, touche moins quand on y est né, ou se confond'^ elle-même dans son abondance, et qu'il se forme au contraire parmi ^ les grandeurs une nouvelle sensibilité^ pour les déplaisirs, dont le coup est d'autant plus rude, qu'on est moins préparé à le soutenir.

Il est vrai que les hommes aperçoivent moins cette malheureuse délicatesse' dans les âmes vertueuses. On les croit insensibles, parce que non seulement elles savent taire, mais encore sacrifier leurs peines secrètes. Mais le Père céleste se plait à les regarder dans ce secret;

jiii'd (If la croix (S(>rm. siw la Compassion de la Vierge). « Certaines personnes, écrit La Rochel'oucauld, aspirent à la gloire d'une belle et immortelle douleur; elles travaillent à persuader... que leur déplaisir ne Unira qu'avec leur vie. » I, 12i {Grands écrivains). Cf. Corneille, E-ramen d'Horace: « Si cest une règle de ne le point eiisaniilanter (le tliéàtrei, elle n'est ])as du temps d'Aristote. qui nous apprend que pour émouvoir puissaunnenl il faut (le i;ran(ls di'j)l(iisirs. des blessures et des morts eu spectacle, x Moli(''re. Etourdi. 11. 4 : « Le grand déplaisir que sent monsieur mon maître (de la mort de son j)ére). »

Racine. Andromaque, 1,1 : «Pai'mi les déplaisirs où mon âme s<> noie. »

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