Pour cet emploi fré(juent du mot parmi, cf. p. 298. n
6. Ad quetn accen lentes lapidem vivnm... et ipsi tanquam lapides vivi supeneili/icamini. damas spiritnalis. (Petr. Ep..\. iv. o.)
DE MARIE-TIIÉRÉSE D'AUTRICHE. 255
vivantes, » dont Jésus-Clirist est le fondement : qui « descend du ciel )) avec lui, parce qu'elle y est renfermée comme dans le chef dont tous les membres reçoivent leur vie; cité qui se répand par toute la terre et s'élève jus- (ju'aux cieux pour y placer ses citoyens. Au seul nom de l'Eglise, toute la foi de la reine se réveillait. Mais une vraie fille de l'Église, non contente d'en embrasser la sainte doctrine, en aime les observances, où elle fait consister la principale partie des pratiques extérieures de la piété.
L'Église inspirée de Dieu, et instruite par les saints Apôtres, a tellement* disposé l'année qu'on y trouve avec la vie, avec les mystères, avec la prédication et la doctrine de Jésus-Christ, le vrai fruit de toutes ces choses dans les admirables vertus de ses serviteurs et dans les exemples de ses saints, et enfin un mystérieux abrégé de TAncien et du jNouveau Testament, et de toute l'histoire ecclésiastique. Par là toutes les saisons sont fructuenses pour les chrétiens; tout y est plem de Jésus-Christ, qui est toujours « admirable, » selon le Prophète 2, et non seulement en lui-même, mais encore « dans ses saints^ ». Dans cette variété qui aboutit toute à l'nnilé sainte tant recommandée par Jésus-Christ*, l'àme innocente et pieuse trouve avec des plaisirs célestes une solide nourriture et un perpétuel renouvellement de sa ferveur. Les jeunes y sont mêlés dans les temps convenables, alui que l'àme, toujours sujette aux tentations et au péché, s'affermisse et se purifie par la pénitence. Toutes ces pieuses observances avaient dans^ la reine l'elfet que l'Église même demande : elle se renouvelait dans toutes les fêles, elle se sacrifiait dans tous les jeûnes et dans toutes les abstinences. L'Lsj)agne sur ce sujet a des coutumes que la