‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 263 sur 615 · Mirabilis iii smu lis suis. tV · texte numérisé non relu

Mirabilis iii smu lis suis. tV

LXVll. ôtî.)

■i. l'oi II) iniiini est nt'vcssdriiiin. iUic, X, i-2.)

li. Dans. Cl', p. 7A)±

OHAISON FUNEBRE

France ne suit pas; mais la reine se rangea bientôt à l'obéissance : l'habitude ne put rien contn^ la règle ; et l'extrênK' exactitude de cette princesse marquait la délicatesse de sa conscience. Quel autre a mieux prolité de celte parole* : « Qui vous écoute m'écoute » ? Jésus-Christ nous y enseigne cette excelb'nte prati(pie de n)archer dans les voies de Dieu sous la conduite jiarticulière de ses serviteurs qui exercent son autorité dans son Église. Les confesseurs de la reine pouvaient tout sur elle dans l'exercice de leur ministère, et il n'y avait aucune vertu où 2 elle ne pût être élevée par son obéissance. Quel respect n'avait-elle pas pour le souverain l'ontife, vicaire de Jésus-Christ, et pour tout l'ordre'' ecclésiastique! Oui pourrait dire combien de larmes lui ont coûté ces divisions toujours trop longues*, et dont on ne peut demander la lin avec trop de gémissements? Le nom même et l'ombre de division faisait horreur à la reine, comme à toute âme pieuse. Mais qu'on ne s'y trompe pas : le Saint-Siège ne peut jamais oublier la France, ni la France manquer' au Saint-Siège. Et ceux qui, pour leurs intérêts particuliers, couverts, selon les maximes de leur politique, du prétexte de piété, semblent vouloir irriter le Saint-Siège contre un royaume qui en a toujours été le principal soutien sur la terre, doivent penser qu'une chaire si éminente, à qui*^ Jésus-Christ a tant donné, ne veut pas

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