‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 274 sur 615 · PRINCESSE PALATINE · texte numérisé non relu

PRINCESSE PALATINE

PRONONCÉE* DANS l'ÉGLISE DES CARMÉLITES DU FAUBOURG SAINT-JACQUES, LE 9 AOUT 1683.

NOTICE

Quelque bonne volonté que Bossuet ait apportée, ici comme ailleurs, à raconter exactement la vie et à peindre avec fidélité le cai'aclére de son héroïne, il faut avouer cependant que certains traits ijnportants de l'existence si agitée d'Anne de Gonzaguc et de sa nature si originale n'appai*aissent que bien peu dans son oraison funèbre, — et j'en ai dit d'ailleurs^ les raisons. — Essayons donc, sur les points où nous sommes plus libres qu'un panégyriste officiel et religieux, de restituer à cette curieuse physionomie son relief et sa couleur vraie.

A noter ceci, tout d'abord, qui a frappé les contemjjorains eux-mêmes à une époque cependant où les croisements des mariages princiers établissaient dans le monde des grands une sorte de cosmopolitisme habituel : — c'est qu'Anne de Gon-

1. En jin'sciiro do nionsciffuciir le duc d'IJi^ziiicii (>t do niadaiiio la diicliesso. otdo iiionsoi^iioiir lo duc de nourbnii. Lo duc d'Eu^^liion, liouri-Jules i\o Bourbon, fils aîuô du praud Condi', était pendro do la piiiicessc Palotitie. C'est à lui que

Hossuet adresse la parole. Anne de (lloves, femme du duc d'Eii^liion, olait la socondo lille do la princesse Palatine. Le duc do lîourhon était lo iîls des deux procodonls; La Bruyère fut son précoiitcur.

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