‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 28 sur 615 · Dans. .Avec. Cf. p. 518, n · texte numérisé non relu

Dans. .Avec. Cf. p. 518, n

i. Cf. la Sotice.

5. Compagnies. Cercles, réunions. « 0 Dieu ! les verrai-je toujours (les libertin^) Irioinplier dans W'> comjuuinies'. » Ito^snct. Sermon sur la Divinité <te la lieUijinn. -< Sa maison est l'abord (le lieu de rendez-vous) de toutes les compagnies. » Dict. de r.\cadémie, lO'Jl.

« [Celte] gravité qui j:lacc les com-

pagnies les plus enjouées. » L'abbé de Bellegarde (bel esprit du temps).

6. L'emploi de la négation après ni répété est constant au xvii° siècle. « A'i le poids de ce corps mortel, ni les liens de la chair et du sang ne sont pas capables de la retenir. »

Bossuet, Panég. de sainte Thérèse, Ë.rorde. « M Monsieur du Plessis, ni Monsieur du Vair ne sont pas deux auteurs fort réguliers. » Balzac (dans le Dictionnaire de Godefroy). « Les grandes richesses ne s'acquièrent ?ii ne se conservent point d'ordinaire sans de grandes injustices. » Nicole, Essais. V. Braciiet et Dussouchel. Gramm. française, p. -458. Cf. supra, p. 2, n. -2.

7. Action « se dit plus particulièrement des gestes, du mouvement du corps, et de l'ardeur avec lai|U"lle on jironouce ou on fait quelipie cliose : im étounli n'a jMiinl d'action, de contenance arrêtée ». Dict. de Furetière.

8. Retirée. De même : « La rêverie de Monsieur de Turenne et son esprit retiré eu lui-même

cette bienheureuse simplicité qui est la marque la plus assurée des enlauts de la nouvelle alliance. Sortie de ces pieux exercices, elle jtarlait souvent des choses divines avec une affection* si sincère qu'il était aisé de connaitre^ que son âme versait sur ses lèvres ses sentinicnts les plus purs et les plus profonds. Jusque dans la vieillesse la plus décrépite elle souffrait les incommodités et les maladies sans chagrin, sans murmure, sans impatience, louant Dieu parmi ses douleurs^, non point par une constance affectée, mais avec une modération qui paraissait* bien avoir pour principe une conscience tranquille, et un esprit satisfait^ de Dieu.

Parlerai-je de sa prudence si avisée dans la conduite de sa maison? Chacun sait que sa sagesse et son économie en a beaucoup relevé le lustre^; mais je ne vois rien de plus remarquable que ce jugement si réglé' avec lequel elle a gouverné les dames qui lui étaient confiées; toujours également éloignée et de celte ^ rigueur farouche et de cette indulgence molle et relâchée; si bien que,

l'ont fait passer pour timide. » St- E\Tcrnond (cité dans le Dictionnaire de Furetière).

1. Affection, au xvii' siècle, s'applique aussi aux choses. « Qu'il témoignât de l'affection ou de l'indifférence pour ce traité. » La Rochefoucauld, II, 452 {Grands écrivains). « Affection se dit de l'ardeur avec laquelle on se porte à dire ou à faire quelque chose : Je le ferai avec affection; j'ai grande affection de le servir; il parle A' affection , avec affection. » Dict. de l'.\cadémie, 1694. « Il est d'un honnête homme de se porter avec affection à tout ce qui regarde son d(»voir. » Dict. de Furetière.

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