Ménageaient. Cf. p. ôo6, n
l'observation du P. Bounours.
•i. I Cor., XIII, -i, 5.
5. Ordures. L'emploi de ce mot au sens ligure est fréciuent au XVII" siècle. « Vous voyez que cette assemblée vénérable csliMie (in'on se joue des sacrés mystères lorsqu'après les avoir reçus on retourne à se-i premières ordures. • iJossuet,
Sermon sur l'Ardeur de la Pénitence, 5° point. M Que le cœur de rbonime est creux et plein d'ordure ! » Pascal, Pe?isées, édit. Uavet, IV, 1. « Elle (ma vie) n'est qu'un amas de crimes et d'ordures. » .Molière, Tartufe, III, 6.
6. Appliquée aux pauvres. « Elle (Votre Majesté) verra une créature qui... ne s'est guère moins appliquée à Dieu que ces pures intelligences. » Bossuet, Panéq. de Ste Thérèse, E.rorde. « Vous êtes trop bonne et trop appliquée à votre pauvre maman. » Sévigné {Grands écrivains. Lexique) « Leur roi à qui ils semblent avoir tout l'esprit
charités s'étendaient bien loin sur les personnes malades et nécessiteuses : elle partageait souvent avec elles ce qu'on lui préparait pour sa iiouniliue, et dans ces saints empressements' de la charité (pu travaillait sou âme iiuiocente d'une inquiétude pieuse pour les membres allligés du Sauveur des âmes, on admirait particulièrement son humilité, non moins soigneuse de cacher le bien, que sa charité de le faire. Je ne m'étonne plus, chrétiens, qu'une vie si religieuse ait été couronnée d'une fin si sainte.
ot tout le cœur appliqués. » La I 1. Empreasements. V. p. 510, Bruyère, De la cour. \ n. 8 et 556, n. 2.
DU R. P. BOURGOING
SUPÉRIEUR GÉNÉRAL DE LA CONGRÉGATION DE l'oRATOIRE PRONONCKE A PARIS,
EN l'Église des oratoriens de la rue saint-honoré
LE i DÉCEMBRE 1662.
NOTICE
Lg nom du P. Bourgoing serait oublié aujourd'hui, s'il ne se rattachait à la fondation de la célèbre maison de l'Oratoire. Alors curé de paroisse, il fut un des cinq ecclésiastiques qui, le 11 novembre 1(311, assemblés par Pierre de Bérulle, jetèrent les fondements d'une congrégation française destinée — à l'exemple de celle que saint Philippe de Néri avait établie à Home — à réformer, au point de vue de l'instruction et des mœurs, le clergé séculier. Les décrets du Concile de Trente, sur ce point, étaient restés lettre morte en France, non seulement, comme dit un historien de l'Oratoire, le P. Cloyseault, « parce qu'il ne se trouvait personne qui fit une profession particulière de conformer sa vie » aux règles édictées par les Pères du Concile, mais parce que l'autorité de leurs décisions, combattue par les gallicans, était médiocre dans notre pays. Cependant la France avait peut-être encore plus besoin dune réforme du clergé que l'Italie, parce que le protestantisme y était plus répandu, et, dit encore le P. Cloyseault, « le clergé plus déréglé » qu'ailleurs. Aussi saint François de Sales, César de Bus — fondateur lui-même de l'Institut des Frères de la Doctrine chrétienne, — et, avec eux, beaucoui» d'autres honunes d'Eglise, encourageaient fort Pierre de Bérulle à preudre la direction de cette entreprise, à laquelle le rendait propre, plus que personne, l'énergie pratique alliée en lui à une dévotion ardente. Le succès fut rapide. <t La plupart des évèejues
du royaume ayant désiré les Oratoriens dans leurs diocèses pour l'instruction des ecclésiastiques, cette congrégation se multiplia en peu de temps. » p]lle a tenu, dans l'histoire religieuse el litléi-aire delà France au xvii'^ sircle, une place assez importante \h)uv (jue nous complétions ici le tableau célèhre que Hossuet en a tracé*, par l'analyse de la « bulle d'établissement » qui « renferme l'esprit de la nouvelle congrégation ». « Les principales fonctions extérieures de la congrégation sont : premièrement, embrasser toutes les fonctions et tous les emplois qui conviennent à l'ordre sacerdotal. Secondement, ne les exercer que par dépendance et soumission aux évèques. Troisièmement, vaquer à l'instruction et à l'éducation des prêtres et de ceux qui aspirent aux ordres sacrés, en leur apprenant, dans les séminaires, non seulement la science des choses qu'ils doivent savoir, mais encore l'usage qu'ils doivent faire de cette science, les cérémonies et les fonctions ecclésiastiques et surtout la vie sainte et exemplaire qu'ils doivent mener dans cet état. » (Le P. CLOYSEAnLT, Vie du cardinal de Bérulle.) C'est de cette congrégation que le P. Bourgoing (né en 1585, à Paris) devint supérieur en 1641, à une époque où les querelles du Jansénisme allaient jeter la division dans l'Église de France et, en particulier, dans l'Oratoire. On verra plus loin comment Bossuet, dans le texte de l'oraison funèbre qui nous a été conservé, fait allusion, en passant, à ces querelles. Mais, si l'on en croit un janséniste contemporain (le chanoine Ilermant, auteur de mémoires, encore inédits, sur l'histoire ecclésiastique de son temps), le discours prononcé aurait été en réalité beaucoup plus vif contre les disciples de Jansénius et les amis de Saint-Cyran^. Il se peut que le premier éditeur, au xvni« siècle, des sermons de Bossuet, Dom de Foris, fervent janséniste lui aussi, ait supprimé sans scrupule un passage qui le chagrinait. — Une copie prise par l'oratorien Batterel, en 1720, de plusieurs parties de l'oraison funèbre du P. Bourgoing a permis à M. l'abbé Lebarq^ de faire quelques corrections au texte de De Foris. Nous reproduisons le texte ainsi revu par le plus récent éditeur.
1. V. plus loin. p. 19-20. | .sons funèbres de Bossuet, p. 2.
2. A. Gazier, écîit. class. des Orni- 3. OEuv. orat. de Bossuet, t. IV.
DU P. BOURGOING