‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 301 sur 615 · Saint-Siinon. pass. ri/r · texte numérisé non relu

Saint-Siinon. pass. ri/r

2. Mrrcnri'dala lit, 'iuiUrl KiSi.On y lit ;uissi que, par son Icslaincut, « quelle écrivit (le sa propre main, sans (|uc personne l'en sollicitât.

quatre mois avant qu'elle tombât malade ». elle donnait « la plus grande partie de son bien aux pauvres, aux hôpitaux et aux églises,

et à ses domestiques quoi<|u'elle les eût mis en élat de se passer de servir après sa mort. Pendant onze moi-^ (|ua duié sa maladie, elle a souiVert sans murmurer des douleurs inconcevables, plaignant beaucoup plus (luelle les lennues qui l'assislaienl, à cause de la fatigue (ju'elle croyait leur causer ».

jours de la semaine, et quelquefois Monsieur (Philippe d'Orléans) et Madame », dont elle était la tante. Elle s'occupait surtout de bonnes œuvres; a toutes ses pensées » allaient a à faire du bien aux malheureux ». L'hiver qui précéda sa mort, elle fit vendre c quantité de meubles, de tableaux et de bijoux pour en faire des charités aux pauvres pendant la rigueur du froid, outre celles qu'elle faisait, à toute heure, à tous ceux qui venaient lui demander du secours ». Telle fut sa conversion : radicale, mais discrète ; commencée par des visions merveilleuses, se continuant en œuvres solides. Et ainsi apparaît, ce me semble, dans son évolution suprême comme dans toute sa vie antérieure et dans sa carrière politique, ce mélange de volonté nette et d'imagination passionnée, d'audace romanesque et de lucidité pratique, qui lui donne, parmi ces héroïnes de la Fronde — les unes très terre à terre, les autres fort déséquilibrées, — une allure et une figure à part. Et ce n'est assurément pas trop attribuer à l'hérédité que de reconnaître en ce tempérament singulier la combinaison des origines si diverses de cette Française, mêlée de sang allemand et italien.

Apjirehendi te ah extremis terrx, et a lonffhiquh ejtis vocavi te ; elegi te, et non abject te; ne timeas, quia ego tecum siiin.

Je t'ai pris par la main, pour te rameuer des extrémités de la terre : Je t'ai appelé des lieux les plus éloignés; je t'ai choisi, et je ne t'ai pas rejeté: ne crains point, parce que je suis avec toi. C'est Dieu même qui parle ainsi. (Isaie, xli, 9; 10.)

MONSEIGNEUB,

Je voudrais que toutes les âmes éloignées de Dieu, que tous ceux qui se persuadent* qu'on ne peut se vaincre soi-même, ni soutenir sa constance parmi- les combats et

1. Bien que se persuader fût employé souvent, au xvn' siècle, comme cti'e persuadé, il y a dans

le réfléchi une idée d'illusion volontaire qui convient ici.

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