‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 321 sur 615 · Ici. non ])as maxime, mviis verdict, condamnation · texte numérisé non relu

Ici. non ])as maxime, mviis verdict, condamnation

i. JS'am qnse in deliciis est, vivens mortiia est. ([ Tint, V, 6.)

5. Crime, dans la langue spirituelle, désigne tout ce (|ui est péché voulu et consenti. C'est ainsi que. dans l'Or. /'///(. de Marie-Tlié- 7'ése, l'.ossuel dit. en parlant du juste obligé de vivre dans le « siècle » : « 11 aura sa demeure fixe dans la maison du Seigneur, et n'en sera jamais séjjai'é par aucun crime. » Et dans le 3' Sermon pour Pâques 116<)1) (cité par 1'. Jacqniuef) : « Dans toutes les inclinations vicieuses, outre l'attachement principal qui fait la consommation du crime, il se fait encore dans nos cœurs certaines alfections qui ne sont pas à la vérité si déréglées, mais qu'on voit néanmoins être du même ordre ».

G. Elle.... Cette reprise pléonastique par le pronom personnel d'un sujet déjà exprimé est très fréquente aux xvi',xvn° et même xvm* siècles.mais surtout dans les phrases où le substantif sujet est suivi im-

DA>NE DE GONZAGUE

fonte vive ; » parce qu'oubliant le deuil éternel elle caractère de désolation qui l'ail le soutien * comme la gloire de son état, elle s'abandonne aux joies du monde. Combien donc en devrait-on pleurer comme mortes de ces veuves jeunes et riantes, que le monde trouve si heureuses! Mais surtout, quand on a connu Jésus-Christ, et qu'on a eu part à ses grâces ; quand la lumière divine s'est découverte 2, et qu'avec des yeux illuminés ^ on se jette dans les voies*

médiatement d'un participe, et oîi la i)rcinièrc proposilion est traitée d'une façon al).solue, comme dans cette phrase de Racine, Athalie, préface : « Josabôth, élant arrivée, elle trouva.... » Cette surabondance du pronom personnel est ])lus rare après une proposition autre qu'une

))roposition participe. Cf. cependant Hallierlte : « Annihal. après qu'/7 eut exactement appris,... i7 fit... » 1,456 {Grands écrivains). « Celui qui en donnant a trouvé une volonté som- Jjlahle à la sienne, il a fait ce qu'il s'était proposé. » Id., II. 4t> (Ibid.). El Bossuet: « Qui considérera l'étal de Jérusalem,... i71a prendra plutôt pour une prison que pour une ville. » Sermon sur la Bonté et la Rigueur de Dieu (vers ltî55). « Qui le croirait ainsi, il entendrait mal l'intention de l'Kjïlise, » Sermon de 1634 pour V Ascension. Cette construction avait d'ailleurs été blâmée par Vaugelas {Remarques.

édit. Chassant, p. 4, 1. 1 ; p. 68, t. II). L'étude des manuscrits de Bossuet montre (Lebarq, OpAivres oratoires de Bossuet, t. 1, p. lui; que Bossuet semble avoir voulu se conformer à la règle. F.n 163G iSeimon 2^our Noël) il écrit : « Mon Dieu, f|ui est tout, il est homme » ; en 1667, reprenant le même sermon : « Mon Dieu, qui est tout, s'est fait homme ».

1. Soutien. Comparez 0?'. /"//??. de Marie-Thérèse. « Devenue (il s'afiil de la Dauphine) la principale décoration d'une cour dont un si grand roi l'ail le. vo^/jVh... »; et j)lus loin,

p. ."17 : « C'eût été un sotitien sensible à une âme comme la sienne ».

Le sens primitif et matériel iVappui, à'étai. Ae. pilier, est toujours présent dans ces diverses acceptions et explique la variété des usages de ce mot au xvii° siècle.

Cf. plus haut. p. 508, n. 5.

2. iS'6's/ découverte. Cet emploi absolu, sans complément indirect, était plus fi'équent au xvu* siècle (]ue de nos jours , « J'aime un esprit aisé (jui se montre et qui s'ouvre || Et qui plait d'autant plus que plus il se découvre. » Boileau, Epitre IX. « Ceux-ci servent...; ceux-là gouvernent...; tout ordre est rétabli, et Dieu se découvre. »

La Bruyère, II, 276 (Gr. écriv.).

5. Illuminés, était souvent, au xvn" siècle, le simple synonyme d'éclairé. « L'esprit est illuminé par la doctrine connue l'œil par l'air qui renvironn<>. » l'errot d'Ablancourt. « [Ils] seront tôt ou tard illuminés sur votre conduite. »

Bussy-r«al)Utin(danslei)ic//o»//rt//"e de Furetière- Basnaye. 1728).

« Vous avez resj)i-it extrêmement illuminé. » Boileau {ibidem). Cependant celte expression appartenait déjà plus particulièrement à la langue mystique, comme le montrent les exemples donnés par le Dictionnaire de l'Académie de 169 i : « Il faut i)rier Dieu qu'il vous illumine... .Co pays-là n'avait pas encore été illuminé par l'Evangile. »

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