Parmi. Cf. supra, p. 208, n
l>. Espérer de. « Il espérait de s'act[uèrir quelque mérite cuvera
>ôO
lui laissa ni couleur, ni pouls, ni respiration. Revenue d'une si longue et si étrange' défaillance, elle se vit replongée dans un plus grand mal; et, après les affres ^ de la mort, elle ressentit^ toutes les horreurs de l'enfer. Digne effet des sacrements de l'Eglise, qui, donnés ou différés*, font sentir à l'âme la miséricorde de Dieu, ou
la reine... » La Rochefoucauld, II, 2G0 {Grands écrivains), o y espère d'en proliler.... » Sévigné, II, 581 (ibid.). « ïesp'irai de verser mon sang après mes larmes. »
Racine, Bérénice, v. 212. « L'on espère de vieillir.... » La Bruyère, II, 23 (ibid.). Cf. Sermons choisis de Bossuet, éd. class. Hachette, p. 154. n. 1, et 530, u. 2. — Cependant, en ltj8", Thomas Corneille dans son édition de Vaugelas déclare que ce de est inutile et que « ceux qui parlent le mieux » disent : « yespère venir à bout de cette affaire, et non : ï espère de venir.... » Du reste le Dictionnaire de V Académie de 1691 ne donne point espérer de : les Dictionnaires de Furetière et de Richelet disent l'un iPiicholet; qu'?7 ne faut point mettre de ajjrès espérer, l'autre que cela est inutile. Cf.
plus haut, p. 191, n. 1; et plus loin, j.. 207.
1. Etrange. L'idée de chose étonnante qui a accaparé ce mot à son' profit ne formait qu'une partie de son sens au xvn' siècle :
l'idée de chose très forte, très intense, était dominante. « C'est une étrange amertume que la crainte de vous voir danjïereusement malade. » Sévi^rné, VIL 508 (Grands écrivains) (il n'y a là rien de surprenant;. « Ramniagrohis || Fait en tous lieux un étrange ravage. » La Fontaine, 1. XII [Ligue des Ratsj.
« Etrangement, dit l'Académie en 109 1 : extrêmement, excessivement. » — Cf. pour les emplois variés qu'en fait Bossuet, Sermons choisis, édit. class. Hachette, p.
2S2, n. 5, et p. 188, 216, 245, 549, 363, 568. 572, etc.
2. Affres : « grande peur, extrême frayeur. Il n'est guère en usage qu'au plnriel. Elle n'eut jamais de telles affres, etc. Il vieillit. » Dict.de r.\cadémie, 1694. Les Lexiques des grands écrivains du xvn° siècle n'en donnent point, en effet, d'exemple.