Ressentit. Cf. p. 548, n
i. Donnés ou différés. Cette substitution, concrète et concise, du participe passé au substantif abstrait ou à une proposition conjonctive iufinitive est fréquente chez Bossuet. « Chantez ses richesses dissipées, son éclat terni, sa pompe abattue, sa gloire évanouie en fumée. » Sermon pour la Visitation, 1660: « Les sceptres rejetés, Ihonneur méprisé, toute la gloire du monde anéantie font le plus grand ornement de son triomiihe.» Sermon sur V Honneur du Monte (1660).
« Jésus-Christ... ou attendu ou donné,... a été dans tous les temps la consolation et l'esjiérance des enfants de Dieu. » « La nature changée avertissait l'homme que Dieu n'était plus le même pour lui.... Le christianisme abattu paraissait dans leurs inscriptions (des Romains) avec autant de pompe que les Sarmates défaits. » Discours sur l'Histoire universelle, part. II. — Cf. Corneille, Médée, i, 4 (cité par Jacquinet, Or. fun., p. 317) : « Quoi ! mon père trahi, les éléments forcés, \\ D'un frère dans la mer les membres dispersés. Il Lui font-ils présumer mon audace épuisée ? » Et Racine,
D'ANNE DE GONZAGUE
tout le poids de ses vengeances. Son confesseur qu'elle appelle la trouve sans force, incapable d'application, et prononçant à peine quelques mots entrecoupés : il fut contraint de remettre la' confession au lendemain. Mais il faut qu'elle vous raconte elle-même quelle nuit elle passa dans cette attente. Qui sait si la Providence n'aura pas amené ici quelque âme égarée, qui doive être touchée de ce récit? « Il est, dit-elle, impossible de s'imaginer les étranges* peines de mon esprit sans les avoir éprouvées. J'appréhendais à chaque moment le retour de ma syncope, c'est-à-dire ma mort et ma damnation. J'avouais bien que je n'étais pas digne d'une miséricorde que j'avais si longtemps négligée; et je disais <à Dieu dans mon cœur que je n'avais aucun droit de me plaindre de sa justice; mais qu'enfin, chose insupportable! je ne le verrais jamais ; que je serais éternellement avec ses ennemis, éternellement sans l'aimer, éternellement haïe de lui. Je sentais tendrement ce déplaisir, et je le sentais même, connue je crois, )) ce sont ses propres paroles, c entièrement détaché 2 des autres peines de l'enfer ». Le voilà, mes chères Sœurs ^, vous le connaissez, le voilà ce pur amour*, que Dieu lui-même répand dans les cœurs avec
Athalie : « De Joas conservé l'fUounanto moiveillc... || Ont coulé sou oiilatice au plaivc dérobée ».
« Ou lassés ousouDiis, || Ma funeste amitié pèse à tous mes amis. »
Id., M'Uhridate, V, 781.