Di'licat. Cf. j). 358, n
4. Nrcessités. Lf. Bossnet, Sermons choisis, édit. class. llachcltc, p. 163 et p. 316. Très usité au xvii" siècle au sens de besoin. « 11 est impossible à M. le l'rince de
fournir [cette somme], étant dans la dernière nécessité. » La Rochefoucauld. III, 77 (Grands écrirnins).
« Un des plus grands soins de la mère Angélique, dans les urgentes 7iécessités où la maison [de Port- Royal] se trouvait quelquefois, c'était de dérober [au public] la connaissance de ces nécessités. »
Racine, Hist. de Port-Royal. « Nous exposons leurs pressantes nécessités [des pauvres]. » Bourdaloue.
« Le chapitre des rats tint conseil en un coin || Sur la nécessité présente. » La Fontaine, Fables, il, 2.
5. Sensible. Ici sensible j)(>ur les antres, visible, évidente. Pour ce sens, assez rare au xvu" siècle, du mot sensible, cf. p. 5G1, n. 9.
veau. C'est en efTet la vraie grâce* de raiimône, en soulageant les besoins des pauvres, de diiniiuier en nous d'autres besoins-; c'est-à-dire, ces besoins houleux (|u'y lail la délicatesse^, comme si la nature n'était pas assez accablée de nécessités*. Qu'attendez-vous, Chrétiens, à^ vous convertir ; et pourquoi désespérez-vous de votre salut? Vous voyez la perfection où^ s'élève l'âme pénitente, quand elle est fidèle ' à la grâce. Ne craignez ni la maladie, ni les dégoûts, ni les tentations, ni les peines ies plus cruelles. Une personne si sensible et si délicate », qui ne pouvait seulement entendre nommer les maux, a souffert douze ans entiers, et presque sans intervalle, ou les plus vives douleurs, ou des langueurs^ qui épuisaient
1. La grâce de l'aumône: la l grâce qui est proiluite par..., que nous vaut de Dieu l'aumône.
2. D'autres besoins dont Bossuet dépeint ailleurs la tyrannie (Sermon siiritos dispositions à l'égard des nécessités de la vie (16G0j, 2' p. : « La première chose qui nous fait coimaître l'avidité infinie de noire convoitise, » etc. SernionsMr r Impénitence finale (1662), {Sermons choisis, p. 229) et sur l'Avumr des Plaisirs (1666j, ibid.,