‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 391 sur 615 · Fond : la partie essentielle · texte numérisé non relu

Fond : la partie essentielle

ses peines; et ce qui paraît' de- si violent dans ses discours, n'est que la délicatesse' d'une conscience «jui se redoute elle-niènie, ou l'excès d'un amour (jui craint de déplaire. La princesse Palatine souffrit quelque chose de sendjlalile. Quel sui»plice à* une conscience timorée! Elle croyait voir partout dans ses actions un amourpropre déguisé en vertu ^. Plus elle était clairvoyante, plus elle était tourmentée. Ainsi Dieu Thumiliait par ce qui a coutume de nourrir l'orgueil, et lui faisait un remède de la cause de son mal. Qui pourrait dire par quelles terreurs elle arrivait aux délices de la sainte table? Mais elle ne perdait pas la confiance. « Entin », dit-elle, c'est ce qu'elle écrit au saint prêtre que Dieu lui avait donné pour la soutenir dans ses peines^ : (( Enfin je suis parvenue au divin banquet. Je m'étais levée dès le matin pour être devant le jour aux portes du Seigneur ; mais lui seul sait les combats qu'il a fallu rendre'. » La matinée se passait dans ce cruel exercice^. « Mais à la fin, poursuitelle, malgré mes faiblesses je me suis comme traînée moi-même aux pieds de Notre-Seigneur; et j'ai connu ^ qu'il fallait, puisque tout s'est fait en moi par la force de la divine bonté, que je reçusse encore avec une espèce

et intime. « Les Espagnols sontmal informés du fond de nos affaires. »

La Rochefoucauld, III, 57 {Grands écrivains). « C'est un assez beau miracle que nos fonds soient bons, sans nous demander des dehors fort réguliers. » Sévigné, I. 560 (ibid.). « On est obligé parle fond de l'état [monastique] de tendre à la perfection. » Rancé, dans le Dictionnaire de Furctière. — Sur la distinction entre fond et fonds, voyez les discussions de Vaugelas (Remarques, éd. Chassang) et de Ménage [Observ. sur la Long, française, t. I, p. 172.)

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