FAITS PRINCIPAUX HE LA VIE DE BOSSUET
1680. Bossuet est nommé aumônier de la Daupliine.
1681. Il est nommé évêque de Meaux, et prononce le Scnnon
siw l Unité de l'Église à l'ouverture de l'Assemblée générale du clergé où fut rédigée, sous ses auspices, la Déclaration dite des Quatre Articles sui' les libertés de lÉglise gallicane. — Publication du Discours sur i Histoire universelle.
C'est l'époque où Bossuet, âgé déjà de cinquante-cinq ans, publie la plupart de ses ouvrages. Quoique résidant assidûment à Meaux, il fait de fréquents voyages à Paris.
1682. Traité de la Communion sous les deux espèces.
1683. Oraison funèbre de Marie-Thérèse.
1685. Oraison iwicbre d'Anne de Gonzague.
1686. Oraison funèbre de Michel Le Tellier.
1687. Oraison funèbre du imnce de Condé. — Catéchisme du diocèse de Meaux.
1688. Histoire des Variations des Églises protestantes depuis la Réforme de Luther jusqu'au xvn* siècle.
1689. Explication de l'Apocalypse.
1689-1692. Avertissements aux protestants. 1691. Défense de l'Histoire des Variations.
En même temps, Bossuet s'occupe activement de l'administration de son diocèse ; il fait rentrer dans Tobéissance à lautorité épiscopale le monastère de femmes de Jouarre ; il entretient avec plusieurs religieuses de son diocèse une correspondance spirituelle abondante (lettres à la sœur Cornuau, à Mme d'Albert de Luynes, etc.).
1691-1693. Correspondance avec Leibniz au sujet de la réunion des Églises catholique et luthérienne.
1694. Lettre au P. CaiTaro sur les spectacles et publication des Maximes et réflexions sur la comédie. — Commencement des débats sur le Quiétisme.
FAITS PRINCIPAUX DE LA VIE DE BOSSUET. xi
1695-1699. Écrits contre Mme Guyon, Fénelon et les « nouveaux mystiques » : Instruction sur les états d'oraison (1(397), Relations sur le Quiélisme (1G98), Mijstici in tuto (IG98). Bossuet, appuyé par Louis XIV, par Mme de Maintenon et par le cardinal de Noailles, archevêque de Paris, obtient du Saint-Siège, après quatre années de négociations laborieuses, la condamnation de Fénelon.
1697. Bossuet est nommé conseiller d'État d'Édise.
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1698. Correspondance de Bossuet avec Lamoignon de Basville et les évêques du Midi sur les mesures à prendre à l'égard des « nouveaux catholiques ».
1699-1702. Reprise de la correspondance pour la réunion à l'Église romaine des Protestants d'Allemagne.
1700. Bossuet préside l'assemblée du clergé et y combat les maximes relâchées des Casuistes sur la morale.
Il compose pour son diocèse plusieurs écrits de piété. — Il prêche fréquemment soit à Meaux, soit dans les paroisses ou dans les couvents de son diocèse.
1700-1701. Instructions pastorales sur les promesses de J.-C. à son Eglise, adressées aux protestants nouvellement convertis du diocèse de Meaux.
1700-1704. Bossuet travaille à réfuter les nouveaux écrits de Richard Simon sur l'Ancien et le N'ouvcau Testament et sur les Saints Pères. Il revoit le Discours sur V Histoire universelle et la Politique et compose la Défense de la Tradilion et des Saints Pères, qui, comme plusieurs autres ouvrages (les Traités du Libre arbitre et de la Concupiscence, les Méditations sur VÉvangile, les Élévations sur les Mystères, la Defensio declarationis cleri fjallicani, la Politique^ les Lettres d'affaires ou de direction spiriLucll(\ les Sermons, etc.), ne devaient paraître qu'après sa mort, publiés dans le courant du xviii» siècle, soit par son neveu, l'abbé Bossuet, soit par les Bénédictins Blancs-Manteaux, soit par d'autres éditeurs.
1704. Bossuet. qui, depuis deux ans, souffrait de la pierre, meurt à Paris.