Imparfaite : qui ne se réalisera pas i)ar des actes
7. Défauts. Les lacunes : sens primitif du mot. Mais déjà au xvii* siècle, le sens positif de mauvaises qualités, de ctwscs vicieuses réelles se substitue même dans les plus purs écrivains au sens négatif de chose absente, manquante. Voir les IjCriques de Mnic de Sévigné, de Bacine, etc. La Hocbefoucaubî dit pai- exeni|de : « Les défauts de l'esprit augmentent en vieillissant... ». A plus forte raison ilans
frères, toutes les vertus qu'elle a pratiquées se ramassent* dans cette dernière parole, dans ce dernier acte de sa vie; la foi, le courage, l'abandon à Dieu, la crainte de ses jugements, et cet amour plein de confiance, qui seul efface tous les péchés. Je ne m'étonne donc pas, si le saint pasteur 2 qui l'assista dans sa dernière maladie, et qui recueillit ses derniers soupirs, pénétré de^ tant de vertus, les porta jusques* dans la chaire, et ne put s'empêcher de les célébrer dans l'assemblée des fidèles. Siècle^ vainement^ subtil, où l'on veut pécher avec raison', où la
l'usage commun : « Il a trop d'esprit, c'est ua beau défaut. » Dict.
de Furetière, 1690. Cette évolution est constatée par le Dictionnaire de l'Académie de 1694 : « Défaut se dit AUSSI pour siguifler : absence, manque, privation de quelque chose. Et en ce sens il ne se dit guère qu'en cette phrase : au défaut de... » Pour l'idée, voir le 2* point du Sermon sur V Impénitence finale (Sermons choisis, éd. cl. Hachette, p. 223).
1. Se ramassent. Le verbe ramasser était fort employé, au sens moral de recueillir, résumer, concentrer, chez les écrivains du xvn' siècle : « J'enseigne [à l'homme] à ramasser eu moi tout son désir. » Corneille, Imitation, m.
« Je me ramasse dans moimême.... » Pascal, Lettre à Mlle de Roannez. « [L'amour-propre] se partage en plusieurs inclinations et se ramasse en une... comme il lui plaît. » La Rochefoucauld, I, 2-43 [Grands écrivains). « A la mort, on ramasse tout ce qui reste d'esprits et de forces pour exprimer ce qu'on sent. » Bouhours (dans le Dictionnaire de Furetière- Basnage). « Elle ramasse de tous côtés les accidents qui suivent et qui accompagnent cette passion. » Boileau (ibidem). Très fréquent chez Bossuet: «Jésus r«??iasse ses forces épuisées... ». (Sermon sur la
Passion de 1661.) « C'est alors que, se ramassant en soi-même, on apprend à se soumettre à Dieu tout entier. » Lettre au maréchal de Bellefonds, 27 septembre 1674, etc. — Au sens physique, au contraire, on avait des scrupules singuliers sur l'emploi de ramasser.
Ainsi Ménage (Observations, t. I, p. 372) observe qu' « une dame de la ville ayant laissé tomber sa coefTe ou son masque, ne manquera jamais de dire à son laquais : Ramassez ma coeffe, mon masque ; — au lieu qu'une dame de la cour dira, comme il convient :« Amassez ma coeïk...».