‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 449 sur 615 · V. p. 310, 11. 8, cl 536, n · texte numérisé non relu

V. p. 310, 11. 8, cl 536, n

2. « La reine n'avait aucune expérience quand tout.le faix des allaires lui tomba sur les bras;... elle voulut s'en décharoer sur l'évèque de Beauvais qui n'en était pas capable, cl, connue elle avait de l'esprit, elle le reconnut bientôt, car elle voyait qu'il ne savait (jue répondre à toutes les dépèclies ([ui lui venaient de tous côtés, tcllenienl (ju'ellc se trouvait contrainte d'eu demander avis au cardinal Jlazarin, qui lui résolvait les afl'aires aussitôt. Cela l'accoutuma dans les allaires éj)ineuscs à le consulter plutôt (pie lui (l'évèque) et ainsi la créance du cardinal aui;nienta insensiblement auprès d'elle.... » ( Mcmuircs de Moiitulat.)

3. Le iilus.... l'eiidaiit très lon^lenqis on a conlôndu en iramais le comiiaratiriii't)pn,Mnent dit et cette autre l'ornu! du compai'atil' (jue l'on aj'pelle superlatif relatif. « i'ar cclo Ici tjue vus tenez pliia salve »

(Chanson de Iloland, v. Gi9) (par celle loi que vous tenez pour la jjIus salutaire). — « Le \cr<' plus conUnil est le vers plus parfait. » Du bellay, 11. i'A) (dans Brunot, Granim. hisloliqnc. p. 277). On trouve encore chez Corneille de nond)reux exemples de celttî Con>lriieti(in. « Le trône de mon père || iNe fait pas le bonbi'Ui' (|ne /)liis\c con-idère. »

Nnttinrdi', v. I iOi. « Me tons les ol»jels celui ipii /;///.s m'altli^e. || J'y VOIS toujours eu loi l'ennemi (jui

m'oblige. » Pompée, v. 1673. Mais en 1660 Corneille corrige ainsi :

«.... Parmi ces objets ce qui le plus m'afflige.... » Cette correction et plusieurs autres semblables mou- Ireiit bien que l'emploi du comparatif pour le superlatif relatif était déjà du temps de Corneille cousidéré comme un archaïsme. D'ailleurs, ainsi que l'observe M. Brunot {ouvr. cité), « dès le moyeu âge la langue cherche à distinguer les deux formes du comparatif et du superlatif relatif en faisant précéder ce dernier de l'article; au xv" siècle, l'usage s'aflirme, au xvi" surtout ». Toutefois jus(iu'à la lin du xvn° siècle celle distinction ne fut pas toujours observée. Les meilleurs auteurs ont einiiloyé à plusieurs reprises le comparatif où nous ue j)ourrions mettre aujourd'hui que le superlatif relatif. Ainsi La liochel'oucauid écrit : « Considérant Mni(î de Chevreuse comme la personne (|ui avait plus contribué à la i)ri>on des jirinccs. » IL 229 (Grnuds écrivains). La Fontaine :

« Lorscjue je croyais notre liymeii plus tranmiille. » "VIL 21 {ibid.). Molière : « Mais je vais emi)loyer mes elforis plus puissants. » Èlourdi.

V, 12. Hacine ; « Voyons donc qui des deu\ anra plus de courage, o Frères euueuiis, v. Wo. La liruyère- « Ce vice est souvent cehii (|ui con vient le moins à leur étal, et qui pouvait leur donner dans le monda

OHAISON FINÉBRE

lut le soûl dout le crédit se soutînt; et le secrétaire d'Ktat charg«î des ordres de la guerre, ou rebuté d'iui * traitement qui ne répondait pas à son attente, ou déçu par la douceur apparente du corps qu'il crut trouver dans la solitude, ou llatté d"^une secrète espérance de se voir plus avantageusement rappelé par^ la nécessité de ses services ou agité de ces je ne sais quelles inquiétudes dont les hommes ne savent pas se rendre raison à euxmêmes, se résolut tout à coup à quitter cette grande charge*. Le temps était arrivé que notre sage ministre devait être montré à son prince et à sa patrie. Son mérite le fit chercher à Turin, sans qu'il y pensât. Le cardinal Mazarin, plus heureux, comme vous verrez, de l'avoir trouvé, qu'il ne le conçut' alors, rappela au roi ses agréables services; et le rapide moment d'une conjoncture imprévue, loin de donner lieu aux sollicitations, n'en laissa même pas aux désirs*^. Louis XllI rendit au ciel son âme juste et pieuse; et il parut que ^ notre ministre était réservé au roi son fils. Tel était l'ordre^ de la I*ro-

plit.t de ridicule. » II, 4o {Grands écrivains.)

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