Concert. Cf. p. 425, n. i
4. Au sens étymologique du latin moderari, régler, diriger. « Mens (Urina cxlum versans , terrant tuens, maria moderans. » Cicéron, De natura deorum, III, xxxix. Cf!
Bossuet : .< Dieu qui modère comme il lui plaît l'ouvrage de notre salut. » Sermon sur Jésus-Christ comme objet de scandale >< (cité par Jacquincti. Mi les dictionnaires du xvn' siocle. ni les l.'>xiques des grands écrivains du wii' siècle ne
signalent ce sens du mot modérer.
o. « Corps signilie un nombre de personnes qui ibrment une compagnie, on une assemblée convoquée par autorité publique. Les états sont composés du corps du clergé, du corps de la noblesse, et du corj)s du tiers état. » Dict. de Furelière. 1G90. « De sorte que votre corps /l'ordre des Jésuites) est responsable des livres de chacun de nos pères. »
Pascal, Provinciales, IX. « Quel parti prenez-vous dans la querelle des deux médecins. Tbéophraste et Artémiùs? car c'est une affaire qui partage tout notre corps. » Molière, Amour médecin. II. 5. « Les corps de l'Etat, du Royaume. » La Roche-
DE MICHEL lE TELLIER.
vous voir ce qu'il fait dans la sphère où' il est attaché, et qu'il doit mouvoir par lui-même? Combien de fois s'est-on jilaint que les alfaires n'avaient ni de règle ni de fin-; que la force des choses jugées n'était presque phis connue; que la compagnie où l'on renversait avec tant de facilité les jugements de toutes les autres, ne respectait pas davantage les siens; enfin, que le nom du prince était employé à rendre tout incertain, et que souvent rini(piité sortait du lieu d'où elle devait être foudroyée? Sous le sage Michel Le Tellier, le Conseil lit sa véritable fonction^, et l'autorité deses arrêts, semblable à un juste contre-poids, tenait par tout le royaume la balance égale. Les juges, que leurs coups hardis et leurs artifices faisaient redouter, furent sans crédit; leur nom ne servit qu'à rendre la justice plus attentive. Au Conseil*
foucauld. II. 101. 102. 111, 506, etc.
[Grands écrivains). « Tel et tel corps se conlesteut l'un à l'autre la préséance ; le mortier et la pairie se (lispiilent le pas. » La Bruyère, n.Vfôlibi'L).
i. Où. Cr. p. 301. n. 2.
2. Cette l'épétition de la préposition de était blâmée par les grammairiens du XVII* siècle. « Le ])ére Bouhours. dans son livre des Dontes, reprend très bien un de superflu dans celte ]ihrase : Il donna soin de ses rcvenns à des personnes qui n'avaient ni de cupidité pour les accroître, ni ^/'avarice pour en faire des trésors. — Il est certain (|u"il faut dire ni cupidité., ni avarice, et que ces deux de sont superflus.... II ra|i|iorte un autre exenipli;, qui est de M. de lîaizac : Je n'avais ni r/cvoix disliiicle. ni de iiarole articulée. — JI. de lîal/ac est dune 1res <;rande autorité dans notre langue; mais il est aisé de voir que ces deux de sont encore superflus. » Vaugelas, Remarques sur la langue française, noie de TIi. Corneille, édil.
Cliassang, I, -iin.