Hossuel ex|irinie ici ro|iiniun
de son siècle. « Le père Bourdaloue s'en va par ordre du roi prêcher à Montpellier, et dans ces provinces où tant de gens se sont convertis sans savoir pourquoi. Il le leur apprendra et en fera de bons catholiques. Les dragons ont été de très bons missionnaires jusqu'ici ; les prédicateurs qu'on envoie présentement rendront l'ouvrage parlait.
Vous aurez vu sans doute Ledit par lequel le roi révoque celui de Nantes. Rien n'est si neau que tout ce qu'il contient, et jamais aucun roi n'a fait et ne fera rien île plus mémorable. » (Mme de Sévigné, 28 octobre 1085.) Massillon, Vlécliier, La Bruyère, La Fontaine luimême témoignent le même enthousiasme. Cf. Sermons choisis^ éd.
class. Ilaclietle. p. 450.
i. Ps., XLIV, 1.
ORAISON FLNÈHKE
aux hérétiques ^, les sectes deiueuraient unies et s'entretenaient longtemps. « Mais, poursuit Sozoniène, depuis que Dieu suscita des princes chrétiens, et qu'ils eurent défendu ces conventicules, la loi ne permettait pas aux hérétiques de s'assembler en public, et le clergé, qui veillait sur eux, les empêchait de le faire en particulier. De cette sorte, la plus grande partie se réunissait 2, et les opiniâtres mouraient sans laisser de postérité, parce qu'ils ne pouvaient ni communiquer entre eux, ni enseigner librement leurs dogmes^. » Ainsi tombait l'hérésie avec son venin ; et la discorde rentrait dans les enfers, d'où elle était sortie. Voilà, Messieurs, ce que nos pères ont admiré dans les premiers siècles de l'Église. Mais nos pères n'avaient pas vu, comme nous, une hérésie invétérée tomber tout à coup"*; les troupeaux égarés revenir en foule, et nos églises trop étroites pour les recevoir; leurs faux pasteurs les abandonner % sans même en