‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 496 sur 615 · Je suis, disait-il, eu faction · texte numérisé non relu

Je suis, disait-il, eu faction

Cette expression vive et originale avait frajtpé li's rontemporains de Le Ti'llier. (Mi la rutrouve ilans une oraison funèbre latine prononcée

OUAÎSOX FUNÈRRE

je lui vois prononcer encore cette courageuse parole. Il n'est pas temps de se reposer : à chaque attaque il se tient prêt, et il attend le moment de sa délivrance.

Ne croyez pas que celte constance ait i)U naître tout à coup entre les bras de la mort; c'est le fruit des méditations que vous avez vues, et de la préparation de toute la vie. La mort révèle le secret des cœurs. Vous, riches, qui vivez dans les joies du monde, si vous saviez avec quelle facilité vous vous laissez prendre aux richesses* que vous croyez posséder ; si vous saviez par combien d'imperceptibles liens elles s'attachent, et, pour ainsi dire, elles s'incorporent à votre cœur 2, et combien sont forts et pernicieux ces liens que vous ne sentez pas; vous entendriez ■''la vérité de cette parole du Sauveur : « Malheur avons, riches*! )) et « vous. pousseriez, comme dit saint Jacques, des cris lamentables et des hurlements à. la vue de vos misères ». Mais vous ne sentez pas un attachement aussi déréglé. Le désir se fait mieux sentir, parce qu'il a de l'agitation et du mouvement^. Mais dans la pos-

quelques jours après en son lionnt'ur : « 0 spcctaculum lucluosum aeque et adrnirabile ! Sedes segrotantis cathedra docentis est : unde illeet voce et exemplo docet, quemadmodum sit Christiano honiiui moriendum. In stationesum iiiquit amico cuidain, perillustri : tu, qtium illic erisfnc inelius. » {Ornt.

fiin. in sede Sovbonica a Marco Antonio Hersan pronuntiata, febr. 1686.) (Note de ;rcd. Aubert.)

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