Cf. I'. ">01. n
(). Cf. Massillon, Carême : « Les premiers bienfaits qui nous sont découlés de la croix » (dans Liltré).
pauvre, ont prié pour lui' : sa main droite les cachait à sa main jiauche; et, à la réserve de quelque ami, qui en a été le ministre ^ ou le lémoin nécessaire, ses plus intimes conlidents les ont ignorées; mais « le Père, qui les a vues dans le secret^, lui en a rendu la récompense* ». Peuples, ne le pleurez plus; et vous qui, éblouis de l'éclat du monde, admirez le tranquille cours d'une si longue et si belle vie, portez plus haut vos pensées. Quoi donc? quatre-vingt-trois ans passés au milieu des pi'ospérités, quand il n'eu faudrait retrancher ni l'eniance où l'homme ne se connaît pas, ni les maladies où l'on ne vit point, ni tout le temps dont on a toujours tant de sujet de se repentir, paraîtront-ils quelque chose à la vue de l'éternité où nous nous avançons à si grands pas? Après cent trente ans de vie, Jacob, amené au roi d'Egypte, lui raconte la courte durée de son laborieux pèlerinage, qui n'égale pas les jours de son père Isaac, ni de son aïeul Abraham s. Mais les ans d'Abraham et d'isaac, qui ont lait paraître si courts ceux de Jacob, s'évanouissent auprès de la vie de Sem, que celle d'Adam et de Noé etface. Que si le temps comparé au temps, la mesure à la mesure et le terme au terme, se réduit à rien, que sera-ce si l'on compare le temps à l'éternité, où il n'y a ni mesure ni terme? Comptons donc comme très court, Chrétiens, ou plutôt comptons comme un pur^ néant tout ce qui linif; puisque enfm,
1. Conclude eleemosynam in corde pauperis : et hxc pro te exorahit. (Eccles., XXIX, lo.)
2. Cl. Bossuet, Or. fun. d'Anne de Gunz(i(/ue : « Voici ce qu'elle écrit au ministre de ses cliarilés, »
Hacine, Atholie, II, 5 : «Des venucauces des rois ministres rigoureux, w Massillon : « Un prêtre fervent est à l'autel le ministre de toutes les grâces répandues sur le corps de l'Kglise. » Conférence sur ÏE.rccl- Icnce du sacerdoce (dans Litlré).