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ORAÏSON FT'NÈRP.E
nous fournira plus loin l'occasiijn dindiquer ce que fut là son instruclion. Rappelons seulement que le jeune prince n'était distingué, au collège, de ses condisciples, que par la « balustrade dont sa chaise était entourée^ ». Parmi ses professeurs, il eut alors les PP. Caussin et Pétau, l'un autour de ce manuel^ de dévotion mondaine, la Cour Sainte, si connu au xvii'= siècle; l'autre, érudit fort versé dans la chronologie et les antiquités ecclésiastiques.
Après que le prince eut terminé ses humanités-, son père lui lit faire de la philosophie, des sciences et du droit, en même temps que beaucoup d'histoire. Comme à cette culture ijitellectuelle s'alliaient les exercices physiques, la danse, la paume, la chasse, l'étiuitation, Monsieur le Duc était, à quinze ans, « robuste, gaillard et fortihé, quant au corps, » conmie « quant à l'esprit ».
De là, il fut, en 1G57, placé à Paris, dans « l'académie royale de M. de Benjamin ». On appelait alors académies les « écoles militaires » où venaient se former les jeunes nobles destinés à « être d'épée ». On y apprenait la géographie, les mathématiques, le dessin, le levé des plans, la fortification, et l'on s'y perfectionnait dans les exercices physiques nécessaires à l'oflicier. Le régime de ces écoles était un internat assez sévère, « Monsieur le Duc. » fut soumis à la règle commune, bien qu'il habitât, —non chez ses parents, où son père avait craint qu'il ne fût trop « diverti » de ses études, — mais dans une maison proche, avec les répétiteurs et domestiques attachés à sa personne. « L'on n'avait point vu encore, dit un contemporain 5, de prince du sang élevé de cette manière vulgaire, » ou, ainsi que nous dirions aujourd'hui, élevé comme tout le monde-