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2. Lérida, llerdis. dans les commentaires de César. Au moyen âge, les Maures étaient restés maîtres de cette place, d'où Cliarlemagne n'avait pu les déloger. — Deux fois les Français venaient d'être battus devant térida. Coudé investit la ville le 11 mai. « La tradition rapporte que le régiment de Champagne entia dans la tranchée connue on va à la noce », au son des « jtetils violons » du Prince. « Don Gregorio Brito, gouverneur de la place, ne fut pas longtemps en retard (le bravade. A peine eut-il j)ris quehjues officiers qu'il les renvoya à Coudé avec ses compliments; il regrettait qu'un si grand prince exposât ainsi sa vie devant une méchante place; si S. A. pouvait lui laire savoir en quel lieu elle se tiendrait, il empêcherait qu'on ne tirât de ce côté. Le parlementaire était accompagné d'un petit nègre cl d'une provision de sorbets et de citrons. » En revanche, Condé envoyait à son tour aux assiégés des mulets cLwrgi;s de neig(!. Mais le
gouverneur de Lérida était un très vaillant homme; la iioimlalion, décidée à une résistance! extrême.
De plus, Condé perdit successivement son ingénieur pour les travaux souterrains, La Pomme, <• le jtremior homme de son temps dans cet art », et son chef d'élat-major, le savant et courageux La Vallière.
Les obstacles i>hysi{jues, inondations, chaleurs ardentes, (ièvri?s, s'en mêlèrent; Don Luis de Haro approchait avec mie armée de dix mille fantassins d'élite et de trois mille chevaux; Condé ne voulut pas en attendre l'attaque dans ses lignes de siège, étendues et amincies sur un large périmètre: le ISjuin 16t7, il se décidait à lever le siège. Cf.
Duc d'Aumale, t. V, p. 156-1 6 i.