U parut. Cf. p. 32^, n
Qu'il embellît celle magnifique et délicieuse maison*, ou bien quil numît- un camp au milieu du pays ennemi, et qu'il roiiifiàt une place; qu'il marchât avec une armée parmi Mes périls, ou qu'il conduisît ses amis dans ces superbes allées, au bruit de tant de jets d'eau qui ne se taisaient ni jour ni nuit*, c'était toujours le même
1. Chantilly, le vieux manoir des Montmorency, qui était passé par mariage chez les Condé, était dans un firand état de délabrement.
Le prince de Condé et son fils aimèrent à s'y fixer, à partir de 1673 environ." « On s'y établit, »
d'abord, « tant bien que mal » ; la situation financière de Condé, très endetté, lui conseillait la prudence.
Puis on y donna des fêtes, à Monsieur et à la duchesse d'Orléans.
« On y avait jjresque toujours les violons et souvent les comédiens. »
Les hommes de lettres y étaient attirés (voir plus loin, pp. d34-o3o), et surtout vers la fin de la vie de Condé, après la campagne de Hollande, tout ce que la France avait de distingué venait y faire sa cour au « héros » : les officiers de marque, Navailles. Boufflers, Créqui, Humières, Estrées, Luxembourg; — les diplomates et hommes d'Etat, Colbert, Pomponne, le cardinal d'Estrées, Courtin, l'abbé de Feuquières; — les grands seigneurs, Coislin, Brissac, Antin, Lauzun, etc. Mais c'étaient aussi les étrangers qui affluaient à Chantilly.
« Le fils de Montecuculli fait un voyage en France ; son père lui défend de voir personne avant d'avoir été présenté à M. le Prince.... »
L'évêque de Strasbourg, François Egon de Furstemberg , l'évêque anglican Burnet, reviennent de Chantilly confondus et émerveillés des bontés du Prince. » Les ambassadeurs de Suède. d'Angleterre, envoyés de Danemark, de Brunswick, résident de Mantoue, jusqu'aux aiubassadeui's de Siani »
viennent saluer ce grand homme de la France.