‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 57 sur 615 · Ezecli., xiii · texte numérisé non relu

Ezecli., xiii

i. Prétextes, excuses. Très usité dans ce sens au xvii" siècle. « Il fallait trouver quelque couverture à un défaut si visible. » Bossuet, Variât.. XV. « Je ne voulus jioinl que le défaut de sa mémoire servît de |)rétexte ni de couverture à celui de sa foi. » La Hocliefoucauld, 11, i62 (Grands écrivain.s). « M. le Prince, sensible à la joie d'une couronne jiour un gendre qu'il estimait, cacbait sous celle couverture la joie du repos de sa famille, j»

Saint-Simon (dans Littré).

ORAISON FU-NEIJKE

ne trouverez-vous jamais la médiocrité *, où la justice, où la vérité, où la droite raison a^ posé son trône?

Certes, je ne vois rien dans le monde qui soit plus à charge à l'Église que ces esprits vainement^ subtils, qui réduisent tout TEvangile en problèmes, qui forment des incidents'* sur l'exécution de ses préceptes, qui fatiguent les casuistes par des consultations infinies^ : ceux-là ne travaillent, en vérité, qu'à nous, envelopper'^ la règle des mœurs. (( Ce sont des hommes, dit saint Augustin % qui se (( tourmentent beaucoup pour ne pas trouver ce qu'ils {( cherchent, o JSihil lahorant, nisi non invenire quod quœrunt, « et, comme dit le même saint, qui tournant ** « s'enveloppent eux-mêmes dans les ombres de leurs

1. Au sens étymologique : juste tnilieii. mesure. « L'extrême esprit est accusé de folie, comme l'extrême défaut; rien, que la médiocrité, n'est bon. » Pascal, Pensées.^l, Vi, édit. Havet. « Il faut pardcr la w?^'diucrité en toutes choses. » Fénelon (dans Lillré). « Un homme qui n'a de l'espiit que dans une certaine médiocrité est sérieux et tout d'une niée*. » La Bruyère, II, 42 {Grands écrirai us).

-l. A posé. Cf. )). 72, n. 5.

3. Inutilement. (Cf. plusloin.) « Il (Louis XIII) pria raiiiemcnt; il n'osa commander, et il sacrifia sa mère. » Mme de Genlis, Mme de La Fai/ette (dans Littré).

i. « Incident se ditd'une nouvelle demande, qu'on forme dans le cours d'un procès ; ou d'une nouvelle difficulté, d'un nouvel obstacle, d'une contestation qui amve dans une négociation, ou dans la conclusion d'un traité. Faille un incident. »

Dicl. de Furetière, 1690. Il semble que l'expression consacrée était non pas foryner un incident, mais, comme l'indique Furetière, faire lin incident. «M. Fouquet a répondu : Monsieui', je ne ])iélends point par là faire un incident nouveau. <> Sévigné, Lettre à Pomponue, 18 nov.

1604. D'ailleui's/'or/ner est usité dans certaines expressions de la langue judiciaire, comme former un recours.

o. Ce mot a ici soit le sens de sans limites comme dans ces deux autres exemples de Bossuet : « Il voit Jérusalem prise et saccagée, un jùllage effroyable et des désordres infinis.n Huit. Univ., II, 4. « Les dépenses et les exactions étaient infinies. » Ibid, I, 10; soit celui à'innombrables, comme dans les phrases suivantes : « Le sort donne aux plus grands, pard'?n/î?n'.s- exeniples,|| De sa témérité dts manjues assez amples.» Rotrou. Bélisaire, II, 11.

« Les compliments qu'on vous fait sont infinis. » Sévigné, 13 a\TiI 1671. « Des ouvrages infinis, remplis de doctrine et de lumière, paraissent pour aider à la piété des fidèles. « Massillou, Orais. fun. de Louis XIV.

6. « Les poètes ont enveloppé bien des vérités dans leurs phrases. »

(Dans le dictionnaire de Furetière).

Cf. La Bruyère [Grands écrivains] :

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