Connu. V. p. 153 et Lexique
M PRINCE DE CONDÉ
est si chère, il voulait bien adoucir nos cruelles inquiétudes par la consolation de le voir; et que, maître de sa douleur comme de tout le reste des choses, nous le voyions tous les jours, non seulement régler ses afTaires selon sa coutume, mais encore entretenir sa cour attendrie avec la même tranquillité qu'il lui fait paraître * dans ses jardins enchantés ! Béni soit-il de Dieu et des hommes, d'unir ainsi toujours la bonté à toutes les autres qualités que nous admirons! Parmi ^ toutes ses douleurs, il s'informait avec soin de l'état du prince de Coudé; et il marquait pour la santé de ce prince une inquiétude qu'il n'avait pas pour la sienne. Il s'afTaiblissait, ce grand prince, mais la mort cachait ses approches^. Lorsqu'on le crut en meilleur état, et que le duc d'Enghien, toujours partagé entre les devoirs de fils et de sujet, était retourné par son ordre auprès du roi, tout change en un moment, et on déclare au prince sa mort prochaine. Chrétiens, soyez attentifs, et venez apprendre à mourir; ou plutôt venez apprendre à n'attendre pas la dernière heure pour commencer à bien