‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 65 sur 615 · Cf. Cicéron : « componere et · texte numérisé non relu

Cf. Cicéron : « componere et

constituere rempnblicam ». Composer, au xvii" siècle, « régler, surtout, dit Littré, de façon à faire croire à de la retenue ou de la modestie ». « .Nil'un ni l'autre n'avaient eu II Le temps de composer leur mine et leiu' visage. » La Fontaine.

« L'air de mollesse des jeunes lilles, l'art de composer leurs visages, tout ce que je voyais dans ces femmes me semblait vil et méprisable, a Fénelon, Télémaqiie, 1. IV.

DE NICOLAS CORNET

livres de rente*. Ainsi, il se défit bientôt de ses titres; voulant honorer en tout la pureté des canons, et servir à la sainteté et à l'ordre de la discipline ecclésiastique. Tant qu'il les a tenus, les pauvres et les fabriques ^ en ont presque tiré tout le fruit. Pour ce qui touchait sa personne, on voyait qu'il prenait à tâche d'honorer a le seul nécessaire 3, » par un retranchemçnt effectif de toutes les superfluités : tellement que ceux qui le consultaient, voyant cette sagesse, cette modestie, cette égalité de ses moeurs, le poids de ses actions et de ses paroles, enfin cette piété et cette innocence, qui, dans la plus grande chaleur des partis, étaient toujours demeurées sans reproche, et admirant le consentement'^ de sa vie et de doctrine, croyaient que c'était la justice même qui parlait par sa bouche; et ils révéraient ses réponses comme des oracles d'un Gerson, d'un Pierre d'Ailli, et d'un Henri de (■and'. Et plût à Dieu, messieurs, que le malheur de nos jours ne l'eût jamais arraché de ce paisible exercice*'!

Vous le savez, juste Dieu, vous le savez, que c'est malgré lui que cet homme modeste et pacifique a été contraint de sesignaler parmi 'les troubles de votre Église. Mais un docteur ne peut pas se taire dans la cause de la foi; et il ne lui était pas permis de manquer ^ en une

1. Les bénéfices sous l'ancion réi^iine étaient souvent beaucoup

{•lus élevés. A la veille de la {évolution, M. de Brienne, arclievèque de Sens, possédait par divers bénéfices 678000 livres de revenu annuel. Un abbé de Clairvaux avait de 3 il i(M)0()() livres de rente. Les canons nautnrisaient la jiluralitédes bénéfices (|uf' dans le cas où un seul ne sullisait pas au nécessaire du lilniaire.

"2. La fabrique d'une église est la couHuission des laiijufs niitahlt'>< cliarj;és de l'administralion du revenu temporel de cette église.

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