‹ Oraisons furèbres; publiées avec une introd., des notices, des notes et un index grammaticalChapitre 83 sur 615 · Cf. p. 350, n · texte numérisé non relu

Cf. p. 350, n

Et ?uinc, reges, inlelligite; erudimini^ qui judicaiis ierrom : « Entendez *, ô grands de la terre; instruisez-vous, arbitres du monde-. «

Mais la sage et religieuse princesse qui fait le sujet de ce discours n'a pas été seulement un spectacle proposé^ aux hommes, pour* y étudier les conseils' de la divine Providence et les fatales ^ révolutions des monarchies; elle s'est instruite elle-même, pendant que Dieu instruisait les princes par son exemple^. J"ai déjà dit que ce grand Dieu les enseigne* et en leur donnant et en leur ôtant leur puissance. La Reine, dont nous parlons, a également entendu ^ deux leçons si opposées, c'est-à-dire qu'elle a usé chrétiennement de la bonne et de la mauvaise fortune. Dans l'une, elle a été bienfaisante; dans l'autre, elle s'est montrée toujours invincible. Tant qu'elle a été heureuse, elle a fait sentir son pouvoir au monde par des bontés infinies *<^; quand la fortune l'eut abandonnée, elle s'enrichit plus que jamais elle-même de vertus. Tellement" qu'elle a perdu pour son propre bien

1. Cf. p. 339, n. 2. « Les catlioliqiies n'entendaient rion dans ces nouveautés.» Bossuet, Variations. I.

2. Cf. plus haut. p. 72, une autre traduction du même passacre. Dans le 2' Sermon de la Purification.

Bossuet traduit : « Ouvrez les yeux, arbitres du monde ; entendez, juges de la terre. »

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