‹ Orateurs et tribuns, 1789-1794Chapitre 6 sur 57 · JULES CLARETIE · texte numérisé non relu

JULES CLARETIE

24 décembre 1890.

L'ESPRIT DES ORATEURS DE LA CONSTITUANTE

Le secret de l'éloquence de Cazalès. — Son duel avec Barnave.

— Sa réception à Coblentz : les deux Chambres. — Fox et Cazalès. — Montesquiou-Fezensac ; son mot à M. de Blacas. — Le baron de Menou et Mesdames, tantes du roi. — D'Espréniesnil. — La Rocliefoueauld-Liancourt : ce n'est pas une révolte, c'est une révolution. — Deux opinions publiques. — La logique et l'éloquence sont-elles inséparables ? — Lally-Tollendal : il traversa la vie le mouchoir à la main. — Vanité de Bergasse.

— Je viens apporter mon moineau sur l'autel de la patrie.

Veut-on savoir comment un des meilleurs orateurs de la droite, le rival de l'abbé Maurv, Cazalès ^ se prépara, s'aguerrit aux luttes parlementaires? La tribune me tue, disait-il tout d'abord; mais, résolu à triompher de sa paresse, de sa nature violente et primesautière, il s'exerça pendant plusieurs mois en petit

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