BÉNÉDICTION DU ST, SACREMENT
On peut voir, à la page 408 et suivantes du Cérémonial des Evéques, tout ce qui regarde les Saluts et Bénédictions du St. Sacrement. Voici toutefois les points sur lesquels nous croyons devoir fixer la pratique conformément au dit Cérémonial et à l’usage de Rome,
où DÉCRETS DU PREMIER CONCILE
1. On ne devra pas donner la Bénédiction du $t, Sacrement sans chape.
2. Cette Chape est blanche, à moins que le Salut ne suive immédiatement les Vêpres, auxquelles on en aurait pris une d’une autre couleur.
3. Dans ce dernier cas néanmoins le voile (swperhumerule) doit être blanc.
4 Sil faut transporter le St. Sacrement d’un autel à l'autre, on fait usage de l’ombrelle, dont chaque Eglise doit se pourvoir.
5. Il faut tenir allumés au moins douze Cierges, quand le St. Sacrement est exposé sur l’Autel, soit avec le Ciboire couvert d’un voile blanc, sait avec l’Ostensoir, et six, quand on ne fait qu'ouvrir la Porte du Tabernacle.
6. Il y a deux encensements à la bénédiction du St, Sacrement avec l’Ostensoir, et un seul, à ia bénédiction avec le Ciboire, et point du tout, si l’on ne fait qu'ouvrir la porte du Tabernacle. Pour le second encensement, on bénit - lencens après Veneremur cernui, et on encense, lorsque l’on chante Genilori.
7. L’on chante ce que l’on veut, à la première partie du Salut, mais on observe de joindre à chaque antienne, hymne, ete., son Verset et son Oraison correspondants, L’on peut y ajouter néanmoins plusieurs autres Oraisons, celles, par exetuple pour le Pape, l'Evèque, la Reine, etc., A la dernière partie du Salut, qui, ainsi qu’on le pratique à Rome, est toujours la plus solennelle, puisque ce n’est qu’alors que le C‘lbrant est en Chape, et ordinairement accompagné de Diacre et Sous-Diacre parés, l’on chante toujours le T'antum ergoete., avec le Verset et lOraison du St. Sacrement. Il est à désirer que cette pratique s’introduise partout, au moins dans les lieux où il y a plusieurs Prêtres. Pour cela, voici comment on procède, quand le salut ne se chante pas aussitôt après Vêpres. Un Prêtre en surplis avec l'Etole, accompagné d'un Cérémoniaire et d’un Thunferaire, va exposer le St. Sacrement, l’encense comme à l’ordinaire, et ehante
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les Oraisons correspondantes aux hymnes ou Antiennes qui précèdent le Tuntum Ergo. Après cela, le Prêtre qui doit donnet la bénédiction, sort de la sacristie, précédé des porte-flambeaux et du Thuriféraire, qui a dû y retourner après l’encensement, se rend au pied de l’Autel et on entonne aussitoi le T'uxntum Ergo. Pendant ce temps, le Prêtre qui a exposé le St. Sacrement, se tient, sans étole, au côté de PEpitre. Pendant loraison, il reprend son étole, va descendre POstensoir de sou trône, se retire au coin de l’ipitre, sur le marche-pied, pour la la Bénédiction, après laquelle il remet le St. Sacrement dans le Tabernacle.
8. Quoique lon puisse ajouter d’autres Oraisons à ceiles du St. Sacrement, l’on ne peut toutefois chanter que le Verset Panem de celo, eic.,
9. S'il doit y avoir T'e Deum, on le chante immédiatement avant le Tantum ergo, sans aucun verset et l’Oraison d’action de grâces suit immédiatement celle du St. Sacrement.
10. Quand il y à, au Salut, un Assistant, le Célébrant reçoit le voila à genoux în inf-rior? gradu, monte à l’Autel, fait la génulexion sur le marche-pied, prend l'Ostensoir des deux mains, couvertes du voile, donne la bénédiction, en faisant un signe de Croix que l’on fait durer le temps que lon met à dire 3 Paler et Ave, ainsi qu’on le pratique à Roine, dépose le St. Sacrement sur Pautel, descend au bas des degrés, quitte le voile, et se met à genoux.
11. Les Diacre et Sous-Diacre demeurant à genoux £# inferiori gradu, tiennent le livre ouvert, pendant que le Célébrant chante les Oraisons ; et pendant qu’il donne la bénédiction, ils sont à genoux, sur lemarche-pied, et soulèvent les bords de la chape. Lorsqu'il n’y a point de Diacre, c’est le Cérémoniaire qui tient le livre, en restant toujours à genoux.
12. Le Prêtre Assistant descend le St. Sacrement de son trône, pendant l’Oraison Deus qui nobis, etc., et le met dans le Tabernaele après la Bénédiction ; mais s’il n’y a pas de Tabernacle sur cet Autel, il enveloppe l’hostie de l’Ostensoir avec sa lunule, dans le Corporal; et l’on se comporte
alors, pour les saluts à lAutel, comme si le St. Sacrement était dans le Tabernacle, Il ne prend l’étole que lorsqu'il doit ainsi toucher ie St, Sacrement. Cet Assistant se tient pendant le Salut, au côté de l’Épitre, et en allant à l’Autel, ainsi qu’en revenant, il va per breviorem. y
13. Quand il n’y a au Salut, ni Prêtre-Assistant ni Diacre, pour descendre le St, Sacrement et le mettre dans le | Tabernacle, c’est au Célébrant à le faire ; mais dans ce cas, | | il reçoit et dépose le voile, à genoux, sur le marche-pied, a- 1 près avoir descendu l’Ostensoir de son trône, et avant de le ÿ remettre dans le Tabernacle, attendu que le voile ne doit l servir que pour la bénédiction. { |
14. On ne doit nijouer l’Orgue ni chanter pendant la béné 14 diction du St. Sacrement; et l’on ne sonne pas la clochette ; mais on sonne solennellement les Cloches extérieures de l'Eglise.
15. Nous voulons qu’à chaque Salut donné avec l’Ostensoir, l’on dise l’Oraison pour le Pape, avec celles pour lEvêque et pour la Reine, pour obtenir, en leur faveur, cette sagesse divine, dont ils ont un si pressant besoin, pour le bon gouvernement de l'Eglise et de l'Etat. On pourra, en suivant les rèxles ci-dessus mentionnées, faire précéder ces Oraisons de quelques antiennes ou païties de Psaume, avec verset et répons correspondants.