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ORDRE TEUTONIQUE

Voyez l'article Aurricne (page 16) pour l'histoire générale de cet ordre, et pour les insignes pl. V, n° 19 et 20.

Le bailliage d'Utrecht faisait partie des douze qui composaient l'ordre teutonique en Allemagne. Il provenait de la donation faite (1251) par un gentilhomme de Munster, Suedre, seigneur de Dingete et Ringenburg et sa femme Béatrice, de tous leurs biens situés dans le diocèse d'Utrecht:

Le premier grand commandeur de ce bailliage, auquel fut annexée

commanderie de Schaluinen, fut le chevalier Antoine de Ledersake de Printhagen. Depuis 1251, quatorze autres commanderies furent encore érigées. Par suite d’incorporation ou d’aliénation, 1l ne reste plus, outre la grande commanderie, que celles de Dieren, Maasland, Tiel, Rhene, Leyde et Katwyk, Schooten, Doesburg, Schaluinen, Middelbourg et Schoonhoven.

Le commandeur de Dieren est toujours coadjuteur de l’ordre et suit immédiatement le grand commandeur. Outre les chevaliers , 1l y a, depuis le 8 septembre 1827, des nobles qui ont obtenu l'expectative, et sont autorisés à porter une petite croix.

Quand la réforme s'introduisit dans les Provinces-Unies et devint la religion de l'État, le bailliage d'Utrecht fut soustrait à la suprématie du grand maitre de Mergentheim, et toutes les anciennes fondations ecclésiastiques furent appliquées au profit des provinces et des villes. Mais les états d'Utrecht, en 1580, prirent le bailliage sous leur protection, à condition que le grand commandeur n'obéirait qu'à eux, — qu'il exclurait de l’ordre ses prêtres, — n'admettrait que des gentilshommes attachés aux doctrines nouvelles, — inviterait les commandeurs à renoncer au célibat, — et effacerait tous les vestiges de Rome. Ainsi des anciens vœux un seul subsistait, celui d’obéissance.

Cependant, les grands maitres s’efforçaient de ramener le bailliage sous leur domination. Aux assemblées générales, le siége du grand commandeur demeurait vacant à la table, le dos tourné. En 1666, un député vint à Utrecht pour s'entendre avec le grand commandeur; mais celui-c1 ne pouvant rien sans le consentement des états, les négociations furent rompues. Elles furent reprises en 1791. Comme le grand maitre était disposé à beaucoup de condescendances, un accommodement aurait eu lieu; mais les lenteurs habituelles des états trainèrent l'affaire Jusqu'à la guerre avec la France et la révolution batave de 1795; et l'existence de l’ordre fut toute bouleversée, jusqu’au décret impérial du 27 février 1811, qui l’abrogea. Après le retour de la maison d’Orange- Nassau, le roi Guillaume proposa aux états généraux ie rétablissement du bailliage; et la loi du 8 août 1815 le remit dans l’état où il se trouvait avant le décret de Napoléon.

Peuvent prétendre à l'admission dans cet ordre, ceux qui prouvent au moins quatre degrés de deux cents ans de noblesse chapitrale et che-

valereuse, sans tache. L'ordre comprend des grands commandeurs, des commandeurs et des chevaliers. Ils jouissent des revenus du bailliage et doivent obéissance et fidélité au grand commandeur comme représentant du roi.

MÉDAILLES ET MARQUES D'HONNEUR

Mépaizze DE DoGGERsBANK.

En mémoire du combat du à avril 1781, où l'amiral hollandais Zoutman disputa la victoire à l'amiral anglais Parker, Guillaume W; prince d'Orange, distribua, au mois d'octobre de la même, année une médaille ovale montrant d’un côté une victoire marine, debout sur a proue d’un vaisseau inscrit du nom de Doggersbank, et tenant dans a main droite une couronne de laurier, dans la gauche une palme. Dans le champ de la médaille : V. Auc. mocezxxxr; et la légende : Pax quæritur bello. Au revers, l'inscription : Eximiæ virtutis præmium.

D'or pour les commandants de vaisseau, et suspendue à un ruban rouge, blanc et bleu, attaché à la boutonnière; d'argent, pour les officiers, et portée au même ruban; d'argent, pour les cadets et sous-ofiiz ciers, attachée à un ruban orange.

Mépaizze DE La Have.

Distribuée à ceux qui les premiers ont pris les armes, le 17 novemr bre 1815, pour chasser les Français et proclamer le gouvernement légis üme. A la face, deux glaives en sautoir avec cette légende : Pour la patrie, et pour Orange. Au revers, la date xvu Nov. mocccxir, au centre une couronne de chêne et de laurier. Elle est attachée à un ruban bleuet Jaune, couleurs de la ville.

Mépaice DE DorprEcur.

Distribuée à ceux qui à Dortrecht ont pris part à l'expulsion des Frans cais et à la défense de cette ville contre leurs troupes. La face repré

sente une proue et un canon en sautoir, surmontés d'une couronne murale, et la légende : Pour nos murs et nos foyers. Le revers : Dordrecht, xxiv Nov. mpccexm, au centre d’une guirlande de laurier et de chêne. |

Mépaize DE NAARDEN.

Conférée aux bourgeois d'Amsterdam qui ont assisté au siége de Naarden, occupée par les Français. La face montre, inscrits dans une couronne de laurier et d'oranger, ces mots: Siége de Naarden, 1814; et le revers, dans une guirlande de chêne, cette inscription : Hommage de la commission centrale d'Amsterdam à …… (le nom du décoré). Le ruban est blanc, noir et rouge.

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